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Brève histoire du sucre : une douceur rapportée d’Inde par les soldats d’Alexandre le Grand

1 décembre 2015 | Publié dans Alexandre le Grand | Écrire un commentaire
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Sucre

Le sucre ancien était issu de la canne à sucre originaire de Nouvelle-Guinée. Il se répandit plusieurs siècles avant notre ère en Inde, où il fut découvert en 326 avant J.-C. dans la vallée de l’Indus par les soldats d’Alexandre le Grand qui parlèrent alors « du roseau qui donne le miel sans le secours des abeilles. »

Selon Pline, Néron goûta « un sel indien semblable au sel ordinaire comme forme et couleur, à la saveur du miel ». Le médecin Galien l’utilisa ensuite comme un médicament, ce qu’il resta pendant tout le Moyen Âge. Raffiné par les Sassanides, puis implanté par les Arabes en Égypte, le sucre de canne fut rapporté en Europe au XIIe siècle par les croisés qui en introduisirent la culture à Chypre en 1291 après la chute de Saint-Jean d’Acre.

Avides de tout ce qui était lucratif, les Vénitiens s’approprièrent le commerce de cette denrée rare et plantèrent la canne à sucre en Sicile et en Crète (d’où le sucre candi du nom ancien de l’île : Candie).

Mais le principal producteur du bassin méditerranéen resta l’Égypte. Toutefois, jusqu’à la Renaissance, le sucre demeurait un produit très onéreux que l’on enfermait avec les épices dans les armoires fortes des châteaux.

Récolte de la canne à sucre

Au XVe siècle, les Portugais plantèrent à Madère et aux Canaries, et dès le début du XVIe siècle des cultures industrielles de canne à sucre furent introduites en Amérique et aux Antilles, ce qui assura par la suite les beaux jours du commerce triangulaire entre Europe, Afrique et Amérique.

Avant cette époque, le miel remplaçait le sucre, notamment dans les gâteaux, qui ne ressemblaient guère à ceux d’aujourd’hui car il n’y avait ni sucre, ni beurre (il se répandra aussi seulement à la Renaissance), mais seulement de la farine, des œufs et du fromage blanc.

De même les confiseries étaient rares, et consistaient surtout en des fruits conservés dans le miel ou le vin ; les compotes macérées au miel, parfumées et bouillies étaient un grand classique de la cuisine médiévale.

Au XVIe siècle, le sucre devint donc un produit plus accessible, moins rare et moins cher, et l’ère des douceurs et des pâtisseries pouvait commencer.

 
Source : Jean Vitaux – Nostradamus : des centuries prophétiques au traité des confitures

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