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En Iran, tourisme de groupe et tourisme individuel

19 décembre 2015 | Publié dans Voyages | Écrire un commentaire
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Devant les portes du palais de Darius à Persépolis

Durant notre voyage, nous avons rencontré peu de touristes occidentaux et nous les avons d’ailleurs évités en logeant principalement dans des hôtels pour Iraniens. Nous avons croisé cinq ou six groupes organisés et moins de deux douzaines de voyageurs indépendants comme nous. Un petit nombre ne faisait que transiter par l’Iran pour aller vers le Pakistan ou la Turquie sur l’ancienne route de la Soie et qui est devenue celle de l’Opium.

Avec l’ouverture relative du pays depuis l’élection du « modéré » Khatami à la présidence de la République l’année dernière, les visas sont plus faciles à obtenir et les voyages organisés devraient connaître une augmentation importante : l’Iran possède une culture très riche, le coût de la vie y est bas pour les porte-monnaie occidentaux et lorsque l’organisation est prise en charge, rien de plus facile que de se laisser guider. Pour les voyages individuels, l’obstacle de la langue freinera encore bien des gens : pendant 20 ans le tourisme a été réduit à néant et l’Amérique et la Grande-Bretagne n’étaient pas en odeur de sainteté ; aussi l’anglais est loin d’être pratiqué partout : l’iranien que j’avais appris nous a été d’un grand secours dans bien des cas, et notamment pour les innombrables discussions de prix : nous avons tout négocié : les tapis naturellement, mais aussi les taxis, les chambres d’hôtel, parfois les repas ou le prix du zam-zam, le succédané local d’une célèbre boisson gazeuse américaine à l’étiquette rouge.

Les touristes sont parfois (pas toujours) considérés comme des réservoirs à dollars et les doubles prix sont occasionnellement pratiqués : dans les musées et divers sites touristiques, il n’est pas rare de devoir payer 10 ou 20 fois davantage que les locaux. Alors on argumente, on discute pour quelques francs, quelques dizaines de centimes.

Où est la justice ? Indéniablement, les Occidentaux sont « riches » en Iran. Est-il moral de payer selon nos moyens ou selon le prix local ? Dans quelle mesure « profitons-nous » à bon compte d’un pays moins favorisé que le nôtre ? Comme toujours dans cette situation il faut se montrer à la fois ferme et généreux.

Feuilleter le carnet de route : Iran : voyage en Perse et au pays des mollahs

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