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Iran : rizières et plages des bords de la Caspienne

21 mai 2012 | Publié dans Voyages | Écrire un commentaire
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Rizières dans la région de Chalus au nord de Téhéran près de la mer Caspienne

De la fenêtre de notre chambre à l’hôtel de Chalus, nous voyons une rivière, des rizières vertes, des arbres sous un ciel plombé de nuages porteurs de pluie : nous sommes ici dans le grenier à riz du pays ; quel changement par rapport à l’aridité de la Perse à peine tempérée par ses oasis !

Nous quittons rapidement cette petite ville pour Ramsar, une « station balnéaire » de la mer Caspienne. En bordure de mer, une plage de galets un peu moins garnie en détritus que d’autres endroits de la côte. De chaque côté de la plage, deux rectangles d’environ 30m de large sur 150m de long s’avançant dans la mer : voilà à quoi se réduit la zone de baignade, un côté pour les hommes et un autre pour les femmes. Sur la plage, les plaisirs nautiques se bornent à des promenades en barque au-delà des rouleaux qui déferlent sur le rivage.

La plage se situe au bout d’une imposante allée de plusieurs kilomètres, descendant de la montagne et le long de laquelle alternent cyprès et palmiers immenses. À l’autre bout de cette allée, le Grand Hôtel de Ramsar au luxe un peu décati et triste. Dans le salon qui donne sur la mer, un piano à queue, fermé. Je demande à en jouer, mais on me dit qu’on n’a pas la clé. Depuis combien d’années ce piano est-il muet ?

Avec un peu de mal, nous avons loué une partie d’une maison dans la ville. Nous rêvions d’une villa les pieds dans l’eau mais il a fallu déchanter et le peu de persan que je connais ne m’a pas permis de réaliser nos souhaits. Dans l’après-midi, nous avons rencontré Ali Reza, un chauffeur de camion qui fait des trajets entre Moscou et l’Iran via le Turkménistan, l’Azerbaïdjan et l’Ukraine. Il habite à Gorgan, plus à l’est sur la côte. Il nous a proposé de venir chez lui mais nous avons décliné : malgré le temps maussade, nous continuerons plutôt notre voyage vers l’ouest et le Gilan. Il était un peu saoulant et au bout de deux heures j’avais soupé du petit-nègre anglo-iranien qui nous tenait lieu de conversation.

Voyant que l’un d’entre nous lisait Saâdi, il nous récita des poèmes entiers de cet auteur, de Hafez, de Khayyam ; il nous chanta des chansons iraniennes ; bref, un drôle de routier tout de même.

(mercredi 19 août)

Feuilleter le carnet de route : Iran : voyage en Perse et au pays des mollahs

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