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Jérusalem, ville de désolation (1487)

12 février 2017 | Publié dans Histoires de pèlerins | Écrire un commentaire
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Le mur des lamentations - peinture d'Eugène Girardet
Juif originaire du nord de l’Italie, Obadiah de Bertinoro se rend en Palestine en 1487, ayant pour projet de s’établir dans le pays de ses ancêtres. Empruntant, comme la plupart des pèlerins chrétiens, la voie maritime, il quitte Messine pour un cabotage en mer Égée, Rhodes, Chypre puis Alexandrie avant de rejoindre la Palestine.
 
Arrivant à Jérusalem où il ne reste presque plus de juifs, il s’installe dans la Ville sainte et y fait office de croque-mort. Dans plusieurs lettres, il décrit la vie en Terre sainte et parle également les communautés juives de Palerme et de Rhodes qu’il a côtoyées lors de son voyage.

« Jérusalem est, dans sa plus grande partie, en ruine et désolée. Il est inutile de dire que nulle muraille ne l’entoure. À ce qu’on dit, les habitants de Jérusalem sont au nombre de quatre mille chefs de famille, mais pas plus de soixante-dix juifs n’y résident maintenant. [Toutes] sont pauvres et sans ressources. Pratiquement tout le monde manque de pain. Quiconque est en mesure de se procurer du pain pour une année est considéré comme riche en ce lieu. Les veuves y sont nombreuses, vieilles et abandonnées, ashkénazes, sépharades et originaires d’autres pays : il y a sept femmes pour un homme.

Actuellement le pays est calme et pacifique, car les anciens ont fait amende honorable, voyant que le pouvoir leur échappait : eux aussi sont devenus plus pauvres et plus misérables qu’auparavant. Ils tentent d’encourager tout nouvel arrivant, l’honorent, l’encensent et s’excusent abondamment de leur conduite passée, disent qu’ils n’en veulent qu’à ceux qui désirent les dominer. Et jusqu’à présent, je dois dire qu’ils ont agi avec moi correctement, pacifiquement et honnêtement. Loué soit Dieu chaque jour. »

 
Lire l’article complet : Obadiah de Bertinoro

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