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L’Iran : un pays développé qui conserve toutefois des lacunes

16 juillet 2016 | Publié dans Voyages | Écrire un commentaire
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Dans les rues de Chiraz

En Iran, nous avons découvert un pays développé qui conserve cependant des lacunes. Les routes sont en bon état général, l’eau est potable quasiment partout, il n’y a aucun problème apparent de malnutrition, l’électricité disponible et nous n’avons pas subi de coupure significative, le téléphone est de qualité moyenne ou médiocre mais un réseau de téléphonie mobile s’est rapidement développé. Les lignes aériennes intérieures et extérieures sont d’excellente qualité et inspirent confiance.

En revanche le parc automobile est dans un état de délabrement sans rapport avec les standards des pays occidentaux.

Dans les campagnes et particulièrement les rizières du nord nous n’avons pas vu de mécanisation : à part le battage réalisé avec de petites machines, tout le reste se fait à la main. Un esprit occidental et productiviste voudrait mécaniser cela à outrance, mais que deviendraient alors les milliers de paysans qui vivent de leur activité ?

L’économie semble dans un état très précaire ; on nous a maintes fois répété que les jeunes ne trouvaient pas d’emploi même si de temps en temps une voix discordante (pas favorable au gouvernement pour autant) critiquait les jeunes en les accusant de vouloir seulement occuper un poste de fonctionnaire pour travailler le moins possible et toucher une paye à la fin du mois.

Nous avons rencontré de nombreux jeunes qui souhaitaient émigrer : pour goûter à la liberté, pour avoir une meilleure vie, pour fuir un pays qui est « no good ». Cette résignation devant l’échec patent d’un pays à séduire ses propres enfants faisait peine à voir.

Partis avec l’idée de « voir de choses », nous revenons surtout avec le souvenir d’avoir « rencontré des gens » et un peuple extraordinairement attachant. Rarement voit-on autant la différence entre un régime et le peuple.

Bien sûr, il faut tempérer cette impression : nous n’avons vu que les gens qui étaient spontanément ouverts aux étrangers et non pas ceux qui y sont hostiles, nous avons surtout discuté avec les anglophones qui ne sont sûrement pas un « échantillon représentatif » de la population ; nous avons rencontré des gens indifférents, sourdement opposés ou résolument adversaires du régime mais nous n’avons pas parlé directement avec des représentants du gouvernement en place. Cependant, nous avons rencontré des gens d’origine et de milieux très variés. Intellectuels, chauffeurs de taxi, policiers, passants, commerçants, étudiants, enfants et adultes : la plupart d’entre eux nous ont offert un accueil qui fait grand honneur à leur sens de l’hospitalité et à leur ouverture d’esprit.

En trois semaines, nous n’avons vu qu’une partie des richesses de l’Iran, et son peuple nous a décidément donné l’envie d’y revenir.

Feuilleter le carnet de route : Iran : voyage en Perse et au pays des mollahs

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