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Le sens du pèlerinage dans l’Église contemporaine

7 avril 2012 | Publié dans Histoires de pèlerins | Écrire un commentaire
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Le jubilé de l’an 2000

Le jubilé de l’époque moderne a montré une vitalité qui empêche de classer cet événement au rayon des pratiques de l’ancien temps. D’un point de vue ecclésial, le jubilé de 1950 culmina dans la proclamation du dogme de l’Assomption par le pape Pie XII. Mais l’Année sainte n’est pas seulement une histoire d’Église institutionnelle. Ainsi, des enquêtes relatives aux motivations des pèlerins portant sur des groupes français, anglais, allemands et italiens qui se rendirent à Rome à l’occasion de l’Année sainte 1975, sous le pontificat de Paul VI, montrent que nombre de ces romées du XXe siècle se sont déterminés d’eux–mêmes au départ, sans la moindre influence de l’institution ecclésiale.

C’est de la masse des fidèles que vint la réussite d’un jubilé qu’ils n’avaient pas contesté. Ainsi, par–delà les siècles le jubilé de 1975 rejoignit l’esprit de celui de 1300, cette première Année sainte de l’histoire, due à la ferveur et à la soif de renouveau du peuple chrétien.

Avec l’entrée dans le XXIe siècle, le jubilé romain célébra avec un faste particulier le bimillénaire de la naissance du Christ, et des millions de pèlerins ont à nouveau convergé vers le Siège de saint Pierre. Dans sa bulle d’indiction du grand jubilé de l’an 2000, Incarnationis mysterium, le pape Jean-Paul II a notamment rappelé la signification du pèlerinage :

« Les yeux fixés sur le mystère de l’incarnation du Fils de Dieu, l’Église s’apprête à franchir le seuil du troisième millénaire. […]

[Le pèlerinage] ramène à la condition de l’homme qui aime décrire sa propre existence comme un cheminement. De sa naissance à sa mort, chacun est dans la condition, toute particulière, d’homo viator. La Sainte Écriture, pour sa part, atteste à maintes reprises la valeur du fait de se mettre en route pour arriver aux lieux saints ; c’était une tradition que l’Israélite se rende en pèlerinage à la ville où était conservée l’arche de l’alliance, ou qu’il visite le sanctuaire de Béthel, ou celui de Silo, où Anne, mère de Samuel, vit sa prière exaucée. En se soumettant volontairement à la Loi, Jésus, lui aussi, avec Marie et Joseph, se fit pèlerin vers la ville sainte de Jérusalem. L’histoire de l’Église est le journal vivant d’un pèlerinage jamais terminé. En route vers la ville des saints Pierre et Paul, vers la Terre sainte ou vers les anciens ou nouveaux sanctuaires consacrés à la Vierge Marie et aux Saints : tel est le but d’innombrables fidèles qui alimentent ainsi leur piété.

Le pèlerinage a toujours été un moment significatif dans la vie des croyants, tout en revêtant selon les époques des expressions culturelles différentes. Il évoque le cheminement personnel du croyant sur les pas du Rédempteur : c’est un exercice d’ascèse salutaire, de repentance pour les faiblesses humaines, de vigilance constante sur sa propre fragilité, de préparation intérieure à la réforme du cœur. Par la veille, par le jeûne, par la prière, le pèlerin avance sur la voie de la perfection chrétienne, s’efforçant d’atteindre, avec le soutien de la grâce de Dieu, « l’état d’Homme parfait, la plénitude de la stature du Christ. »

 
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