Le sultan Hakim ordonne la desctruction du Saint-Sépulcre (1009)

L’église avait été construite en 326 sur le lieu de la crucifixion et de la résurrection du Christ, à la demande d’Hélène, mère de l’empereur romain Constantin.
Lors de la destruction ordonnée par le sultan Hakim, le toit du tombeau, taillé dans la roche, les murs est et ouest furent rasés, les énormes gravats épargnant les murs nord et sud. Voici comment l’historien arabe Yahia Ibn Sa’id décrit cet événement :
« Ils s’emparèrent de tous les meubles qui se trouvaient dans l’église et les détruisirent complètement ; ils ne laissèrent que ce dont la destruction était très difficile. Ils détruisirent aussi le Calvaire et l’église de Saint Constantin et tout ce qui se trouvait à proximité, et ils tentèrent d’éliminer les vestiges sacrés. Cette destruction commença le mardi cinquième jour avant la fin du mois de Saffar (15 Août 1009). »
Durant plus de onze années il fut interdit aux chrétiens de visiter ce site. Il ne leur était pas permis de prier dans les ruines. Ce fut seulement plusieurs années après que les chrétiens eurent la permission de reconstruire le sanctuaire. Le sanctuaire ne put être reconstruit qu’en1037, sous Al Mustansir qui octroya ce privilège à l’empereur byzantin Michel IV le Paphlagonien, en contrepartie de la libération par l’empereur de 5 000 captifs musulmans./>
Lors qu’il séjourne à Jérusalem, au cours de son voyage de sept années en Palestine, Arabie et Égypte, Nasir-i Khusraw, poète et écrivain religieux persan du XIe siècle, évoque lui aussi cette destruction :
« Il vint un temps où Hakim ordonna le pillage de l’église de la Résurrection [basilique du Saint-Sépulcre], ce qui fut fait et il n’en resta que des ruines. Elle resta ainsi quelque temps ; mais par la suite, l’empereur de Byzance envoya des ambassadeurs avec des cadeaux et des promesses de service, et conclut un traité selon lequel il sollicita la permission de défrayer les dépenses de reconstruction de l’église, ce qui, en fin de compte, fut accompli de la sorte. »

Colonnes de la basilique constantinienne du Saint-Sépulcre, enterrées sous
la basilique après sa destruction, et telles que les archéologues les ont trouvées.
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