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Les adieux d’un pèlerin de 20 ans (1616)

26 mai 2016 | Publié dans Histoires de pèlerins | Écrire un commentaire
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Nicolas Bénard
À l’automne 1616, Nicolas Bénard, un jeune Parisien « âgé de 20 ans ou environ » quitte sa ville natale pour se rendre aux Lieux saints. Embarquant à Marseille, il enchaîne les escales habituelles : Sardaigne, Sicile, Malte et Chypre. Abordant la Terre sainte à Sidon (ville de l’actuel Liban) au début du mois de janvier 1617, il reste environ un mois et demi en Palestine pour visiter les Lieux saints avant de repartir de Saint Jean d’Acre à la fin du mois de février en direction de la Sicile. Là, au lieu de continuer la navigation vers Marseille, Nicolas Bénard poursuit son voyage par voie terrestre : Italie, Suisse, Allemagne, Hollande et Flandres avant de retrouver les siens à Paris le 20 septembre 1617, exactement une année après son départ.

« Le mercredi vingtième jour de septembre 1616, moi Nicolas Bénard âgé de 20 ans, ou environ, natif de la ville de Paris, désirant exécuter le dessein et résolution chrétienne pour accomplir le vœu que j’avais dès longtemps fait de faire le voyage en Jérusalem et autres lieux de la Terre sainte, et après avoir mis en ordre et préparé ce qu’il convenait pour y parvenir, ayant pour ce sujet heureusement trouvé compagnie d’un nommé le sieur Francisque Fournequy, chrétien et natif de Constantinople lequel était venu pour obtenir des lettres de provision du roi pour les qualités d’interprète des langues turquesque et arabesque près les ambassadeurs de France en ladite ville de Constantinople au lieu de feu son père, ce qu’il obtint, nous fîmes marché au cocher qui va de Paris à Lyon, à raison de vingt livres pour chacun qui est le prix ordinaire pour le louage du coche seulement, dans lequel et avec Messieurs les députés de Marseille lors au nombre de quatre qui s’en retournaient, nous partîmes de Paris sur les deux heures après midi dudit jour.

Et pour me gratifier et m’honorer, plusieurs de mes amis, familiers et voisins de mes parents me vinrent conduire jusques hors la porte Saint-Marcel et après les avoir tous l’un après l’autre remerciés de la bonne amitié qu’ils me portaient, je pris congé d’eux avec un adieu plein de regrets de quitter la patrie et mes parents, et d’autre part fort aise de me voir en la liberté de pouvoir accomplir mon vœu et dessein, et ce fait le cocher nous rendit au gîte à Juvisy distant environ de cinq lieues de Paris. »

 
Lire l’article complet : Nicolas Bénard, un pèlerin de 20 ans

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