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Les Arméniens de Jérusalem [3/5] – Culture et Métiers

28 avril 2017 | Publié dans Proche-Orient | Écrire un commentaire
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Artiste céramiste arménien en Palestine

La première presse d’imprimerie à Jérusalem a été ouverte par des Arméniens en 1833. Dans les 165 dernières années elle a publié plus de 1 200 titres. Au XIXe siècle, beaucoup d’Arméniens de Jérusalem débutèrent des activités dans l’imprimerie, la composition et la reliure grâce à la formation qu’ils pouvaient recevoir dans cet atelier d’imprimerie. Les Arméniens se sont aussi spécialisés dans le secteur de la construction, en travaillant comme maçons, tailleurs de pierre et plâtriers.

En photographie, ce furent des pionniers. Le premier atelier photographique commercial à Jérusalem fut ouvert par Garabed Krikorian et resta en activité de 1885 jusqu’à 1948. À Krikorian fut confiée la préparation des fameux albums d’Abdul Hamid sur la Palestine, et il devint le photographe officiel du Kaiser Guillaume II pendant sa visite en Palestine. Des photographes en vue sont toujours actifs aujourd’hui comme Elia et Garo. Le premier se spécialise dans les vieilles photographies, tandis que le dernier a illustré des centaines de livres sur la Palestine et la Terre Sainte. Un autre photographe célèbre était Hrant Nakashian (Abou Saro), qui a témoigna par ses images de la vie des réfugiés dans les camps de Gaza entre les années 1948 et 1952.

David Ohannessian et ses deux assistants, Neshan Balian et Mekerditch Karakashian, introduisirent la céramique arménienne en Palestine en 1919. Originaires de Kutahya, en Turquie, ils ouvrirent un atelier dans le Quartier musulman pour reconstituer les tuiles du Dôme du Rocher. Durant les années 1920, ils décorèrent les façades et les intérieurs de nombreux bâtiments publics avec leurs tuiles. Ils fondèrent un grand atelier et une usine sur la route de Naplouse, appelé « Poteries palestiniennes » et, au pic de leur activité, ils employèrent jusqu’à 20 peintres. Cet atelier, qui fonctionna pendant plus de 75 ans, incita d’autres Arméniens à apprendre le métier. Il y a aujourd’hui à Jérusalem cinq grands ateliers de poteries. Les Arméniens à Jérusalem se sont aussi distingués comme orfèvres habiles, pharmaciens, peintres, musiciens, savants, médecins et horlogers.

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Source : Armenians of Jerusalem : une étude de George Hintlian, archiviste du Patriarcat arménien de Jérusalem

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