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Mongolie : Braconnage pour un festin : une marmotte écorchée par un jeune chasseur mongol

2 mai 2016 | Publié dans Livres, Voyages | Écrire un commentaire
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En notre honneur et grâce à un heureux coup de fusil, deux marmottes remplacent avantageusement l’immuable mouton quotidien.

Vers le soir, nous voyons un homme descendre la colline d’en face à bicyclette, un fusil dans le dos. Il arrive à la yourte et déballe le paquet retenu sur son porte-bagages : deux marmottes que nous mangerons ce soir. Tandis qu’à l’intérieur, des hommes jouent aux osselets, le mari resté dehors commence à dépecer les animaux. Un peu plus tard, nous voyons la préparation complète des marmottes : après avoir vidé l’animal, on remplit la peau avec des pierres préalablement chauffées au feu et avec les morceaux de viande mis de côté lors du dépeçage. Une fois la marmotte remplie comme une outre bien gonflée, on ligature la peau au niveau du cou avec du fil de fer, on enlève les poils de fourrure et on met le tout dans le poêle pendant un bon quart d’heure environ, en sortant périodiquement l’animal pour tester la cuisson et éviter que la peau ne s’enflamme. Une fois la cuisson terminée, on ouvre le tout et l’on extrait les morceaux de viande après avoir récupéré un bouillon délicieux.

La viande est assez bonne et l’on mange tout, y compris sur certains morceaux la graisse et la peau qui sont assez caoutchouteuses. L’ensemble est tout de même bon et change agréablement du sempiternel mouton. Après coup, les marmottes ont même acquis un goût supplémentaire puisque nous avons appris qu’elles étaient le fruit de braconnage. On ne nous l’a pas dit spontanément bien sûr, mais alors que nous interrogions Sara sur la chasse, elle nous a dit qu’il y avait bien une saison (interdiction de chasser les animaux lorsque les femelles mettent bas) et des espèces protégées… dont la marmotte. Mais dans les régions peu peuplées comme ici, on braconne assez impunément car les gardes-chasses sont rares. De même il est théoriquement interdit de couper du bois, principalement à cause des importants trafics qui s’étaient développés vers la Chine, mais là encore « pas vu, pas pris ».

 
Feuilleter le carnet de route : Mongolie – Les cavaliers de la steppe

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