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Râbban Sauma : le premier Chinois dont on ait gardé la trace du voyage en Europe

12 octobre 2016 | Publié dans Histoires de pèlerins | Écrire un commentaire
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Notre-Dame de Chine

Notre-Dame de Chine

Râbban Sauma est le premier Chinois dont on ait gardé la trace du voyage en Europe. Vers 1275, à peu près à l’époque où les frères Polo arrivaient à la cour de Kubilaï Khan, deux moines chrétiens nestoriens, Râbban Sauma et son compagnon Markos quittèrent Daidu (la ville actuelle de Pékin) pour un pèlerinage vers Jérusalem.

Vers 1280, les moines atteignirent la Perse alors sous l’autorité d’un souverain mongol (c’était l’époque de la grande expansion des cavaliers de la steppe). Ils furent entraînés dans la politique et les affaires religieuses locales. Le voyage à Jérusalem fut laissé de côté et Markos, le compagnon de Sauma se trouva finalement nommé patriarche de l’Église nestorienne sous le nom de Yahballaha III. En 1287, comme le Khan Argun, souverain de la Perse, avait besoin d’un émissaire pour une mission diplomatique à l’Ouest, Sauma saisit l’occasion pour reprendre son voyage. Le but était de convaincre les dirigeants byzantins et européens de s’unir à lui pour une croisade contre les Musulmans en Terre sainte.

Le trajet de Râbban Sauma

Fort de son éducation chrétienne et de son expérience de voyageur, Râbban Sauma fut choisi pour cette mission délicate. Traversant l’Asie Mineure de l’Azerbaïdjan jusqu’à la mer Noire, il s’embarqua à Trébizonde (aujourd’hui : Trabzon), navigua jusqu’à Constantinople et ensuite à Rome où il rencontra le pape Nicolas IV. De là, il se rendit à Paris où il rencontra Philippe le Bel, puis à Bordeaux, où, dans une réunion extraordinaire des cultures, Edouard Ier d’Angleterre reçut la communion de la main d’un moine nestorien de Chine. Râbban Sauma retourna en Perse en 1288 avec de nombreuses et saintes reliques, mais sans engagement ferme pour une croisade mené de concert avec les puissances européennes alors trop divisées politiquement.

Sauma laissa des journaux de sa vie en Chine et de ses voyages à travers l’Asie et l’Europe. Pour la plupart écrits en persan, ces textes – aujourd’hui disparus -, furent traduits en syriaque peu de temps après sa mort. Après des siècles d’oubli, le manuscrit syriaque refit surface en Iran en 1887.

 
Lire l’article complet : Râbban Sauma, envoyé du Grand Khan

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