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Raisons personnelles de partir en pèlerinage en Terre sainte au Moyen Âge

17 août 2014 | Publié dans Histoires de pèlerins | Écrire un commentaire
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Pèlerin en marche

Au Moyen Âge, un vœu prononcé dans un accès de dévotion ou dans un danger imminent, une vision, la lecture d’un passage de la Bible que l’on considérait comme un avertissement du ciel, tels étaient en général les motifs qui décidaient les pèlerins à entreprendre le voyage de Terre sainte.

Souvent les évêques et les abbés n’avaient d’autre but que d’aller chercher des reliques ; car l’Orient eut, pendant longtemps, le privilège d’en fournir à toute l’Europe, et l’on sait que les reliques étaient pour les églises et les monastères une source féconde d’honneurs et de richesses.

Parmi les hommes qu’une piété sincère entraînait en Palestine, plusieurs y allaient dans l’espoir d’y trouver la mort ; quelques-uns pourtant, perdant l’espoir en chemin, se hâtaient de revenir dans leur pays ; d’autres, sur le point de souffrir le martyre qu’ils avaient toujours ambitionné, saisis d’une terreur subite, cherchaient à se dérober au danger. Saint Uldaric, après s’être baigné dans le Jourdain, n’avait pas encore eu le temps de revêtir ses habits, lorsqu’il vit accourir, à grands cris, une troupe menaçante de Sarrasins. « Le serviteur du Christ, dit l’hagiographe, désirait dans son cœur la palme du martyre ; cependant, la fragilité humaine l’emportant, il s’enfuit à toutes jambes avec ses compagnons. »

Mais, on doit le dire, la plupart des pèlerins, quelles que fussent leur misère et leurs privations, savaient supporter gaiement et sans se plaindre ; et si l’on veut avoir une idée du religieux délire qui transportait quelques-uns d’entre eux, on n’a qu’à lire dans Raoul Glaber le récit de la mort du Bourguignon Liébaut qui, succombant sous son émotion, expira peu d’heures après avoir visité le mont des Oliviers.

Parfois c’étaient des motifs bien frivoles qui animaient les pèlerins. Tantôt des moines se disaient l’un à l’autre : « Allons, partons, car il est écrit : Nul n’est prophète en son pays. » Tantôt, comme le rapporte Jacques de Vitry, des hommes d’un esprit inquiet et changeant, n’ayant d’autre mobile que la vanité, n’hésitaient pas à acheter, au prix des plus grandes fatigues, le plaisir de parcourir des terres inconnues, et de voir par eux-mêmes les merveilles si vantées des contrées de l’Orient.

Des raisons plus sérieuses contribuaient encore à accroître l’affluence des Européens en Palestine. La foire annuelle, qui avait été établie à Jérusalem sous les descendants d’Omar, y attirait une multitude de voyageurs et de négociants, et nul doute que parmi eux on ne vît figurer en grand nombre les habitants des côtes de la Méditerranée, appelés à la fois dans cette ville par de pieux désirs et par des intérêts commerciaux.

 
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