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Un Éloge de la virginité dans l’art

19 mars 2015 | Publié dans Livres | Écrire un commentaire
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L’enlèvement des Sabines – sculpture de Jean de Bologne – Loggia des Lansquenets à Florence

« — Comment ! Tu n’as pas vu, à Santa–Croce, la fresque sur la vie de saint Jean–Baptiste par Giotto !

Non, et la deuxième Pietà de Michel–Ange non plus, hélas. Ni la troisième conservée à l’Académie, ni la quatrième qu’on peut admirer à Milan. Bien que je jette un œil sur les guides, je les feuillette à la hâte pour ne pas m’user le regard avant la première rencontre.

Je me méfie de ce qu’il faut voir. Il me manque des références, sans doute, que d’autres auraient creusées au lieu de se présenter nus devant une œuvre. Je préfère le sein de Flore et le regard de Caracalla.

Ce qui m’a transporté il y a deux jours devant la loggia des Lansquenets, ce qui m’a enivré hier aux Offices, c’est moins une connaissance raisonnée qu’un choc des sens. Un plaisir décuplé par l’émotion des premières fois. Non par la vertu de l’ignorance, mais par celle de la virginité.

Il ne suffit pas de ne point connaître. Il faut aussi être prêt. Voilà dix ans, j’ai passé une semaine de vacances en Toscane avec des amis, ma seule expérience italienne hors quelques voyages professionnels à Milan. Nous avions loué une villa aux environs de Sienne. Pise, Volterra, Arezzo, Florence.

Dans cette ville, nous avions passé une demi–journée, dont je ne garde aucun souvenir hors des images convenues. Une carte postale, c’est tout. Cette fois-ci, je commence à comprendre pourquoi je suis devenu si sensible. La solitude, certainement, qui exacerbe les sentiments, et surtout ce long ruban de pas, cette route tyrannique, monotone à ses heures, qui me lave l’âme. Une vie à la campagne, loin des artifices et du flot d’images et de bruits qui envahissent nos vies ordinaires : le superflu râpé jusqu’à l’os ; trop, même.

Car vient un moment où la nature arpentée à satiété creuse un désir de civilisation et de beauté créée de main d’homme. Alors, vient le moment favorable…

J’aime le premier regard. Il est divin. C’est celui qui tout embrasse, bien qu’il ne soit pas toujours le meilleur. Ensuite, on voit les détails, et chacun sait bien que le diable s’y cache. Le choc de la première fois : d’un brusque mouvement de la main, Raphaël a emporté le voile qui dissimulait la toile qu’il vient d’achever. Et je suis là, seul, ébahi, avant que quiconque ait formulé un avis, ait encensé le clair–obscur ou déploré la perspective. Des siècles avant l’invention de la photographie et bien avant la première lithogravure.

La magie du premier regard : en une époque marquée par une schizophrénie entre la quête forcenée de l’authentique et une multiplication à l’infini des reproductions, de toutes les vérités, c’est celle–là que je préfère. Il faudra que j’écrive un jour un Éloge de la virginité dans l’art. »

 
Texte extrait de : Pèlerin d’Occident – À pied jusqu’à Rome, un livre à découvrir et acheter en ligne avec la dédicace de l’auteur (voir ci-dessous)

Séduit par une Italie rêvée, c’est à pied que François–Xavier de Villemagne a choisi de rejoindre Rome, prenant son temps sur des voies buissonnières et dessinant une boucle jusqu’à l’extrême–sud du pays avant de rejoindre la Ville éternelle et la basilique Saint–Pierre, but du pèlerinage à la tombe de l’Apôtre.

Un voyage de six mois et 4 000 kilomètres, de Paris à Rome, des glaciers du Cervin aux oliveraies des Pouilles, de Florence et des hauts lieux de la Toscane à Naples et à la terre âpre de la Basilicate, nourri de rencontres et de la découverte d’une Italie méconnue.

De cette confrontation avec le pays d’aujourd’hui et le pays rêvé des artistes, des œuvres d’art et de l’épopée antique naissent un regard porté sur le monde et un cheminement intérieur forgé par les rudesses de l’existence vagabonde.

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Pèlerin d’Occident - À pied jusqu’à Rome
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