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Un voyage en Mongolie dans la vallée de l’Orkhon et le désert de Gobi

29 août 2015 | Publié dans Voyages | Écrire un commentaire
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Notre voyage en Mongolie comprend deux parties distinctes : tout d’abord l’exploration à cheval de la vallée de l’Orkhon, un cours d’eau de plusieurs centaines de kilomètres qui prend sa source dans les monts Khangaï à l’Ouest de la Mongolie, puis une incursion dans le désert de Gobi qui occupe la partie sud du pays.
 
Après une longue journée de route en minibus au départ de la capitale, nous atteignons Khurjit, point de départ à 400 kilomètres au sud-ouest d’Oulan-Bator. A partir de là nous parcourons à cheval les steppes de l’Arhangai et l’Ovorhangai. Puis nous descendons, plein sud, vers le Gobi dans l’
aimag (région) d’Omnogov avant de remonter vers Oulan-Bator à travers le Dundgov.

La Mongolie est un pays très vaste et peu peuplé ; hors de la capitale, il n’y a guère d’infrastructures touristiques à l’occidentale ; les pompes à essence et les magasins d’alimentation sont rares dans la steppe. Lorsque l’on veut dépasser les « camps de touristes » de l’agence d’état, vivre « à la campagne » pour quelques temps et rencontrer la population locale, échanger avec elle, il faut non seulement s’assurer du ravitaillement, mais aussi des moyens de transport et surtout de la possibilité de communiquer. Dans la sinistre aérogare de Cheremetyevo à Moscou, nous avions rencontré un couple de routards qui partait pour deux mois en Mongolie, à pied et avec pour tout secours un dictionnaire français-mongol et une poignée de dollars. Nous avons trouvé les mongols si accueillants que ces deux routards ont certainement eu une passionnante expérience de ce pays malgré le barrage de la langue. Nous avions choisi un autre genre de voyage, certainement plus « luxueux », et qui nous a surtout affranchi de tous les problèmes matériels, et permis découvrir le pays et ses habitants avec des mongols qui sont devenus nos amis.

Nous étions quatre, et quatre personnes nous accompagnaient : Aogui, notre guide pendant la randonnée à cheval, Sara l’interprète, Djarra le cuisinier, et le chauffeur du minibus qui nous accompagnait, dont nous n’avons jamais pu retenir le nom compliqué d’origine tibétaine. Cette « suite » avait quelque chose d’extravagant et nous en riions parfois, tout étonnés de parcourir ce pays comme les explorateurs de l’âge d’or ou comme en émules de Tintin au Congo. Quel luxe et quelle différence par rapport à ces routards que nous avions rencontrés. Mais par ailleurs quelle chance pour nous qui côtoyions chaque jour des mongols aux origines et parcours très différents, et qui nous faisaient rencontrer eux-mêmes d’autres gens, des éleveurs de la steppe, des amis avec qui nous pouvions communiquer et dont nous partagions un peu l’existence.

Nous passons la nuit la plupart du temps sous la tente : des « igloos » biplaces que nous ne montons que rarement nous-mêmes : nos accompagnateurs insistent pour assumer eux-mêmes toute l’intendance. Nous dormons parfois chez l’habitant, c’est-à-dire dans la yourte, salle commune de toute la famille ; durant les nuits clémentes, je quitte la tente pour dormir à la belle étoile.

 
Feuilleter le carnet de route : Mongolie – Les cavaliers de la steppe

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