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Une coexistence difficile des différentes confessions à Jérusalem (1895)

11 novembre 2016 | Publié dans Histoires de pèlerins | Écrire un commentaire
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Le feu sacré à Jérusalem
En 2008, un très médiatisé « pugilat » eut lieu à l’intérieur de la basilique du Saint-Sépulcre quand des popes grecs orthodoxes et des prêtres arméniens en vinrent aux mains pour vider une querelle aux motifs obscurs. Les rapports difficiles entre les différentes communautés chrétiennes présentes en Terre sainte ne datent pas d’aujourd’hui.
 
Au XIXe siècle, Flaubert s’est fait un malin plaisir à dénigrer les disputes entre confessions chrétiennes au Saint-Sépulcre. C’est ce même esprit de rivalité pas toujours contenue que relève en 1895 un journaliste de la revue
À travers la monde :

 

Tandis que, venus de tous les points de l’islam, de pieux musulmans accomplissent tous leurs rites, sans souci de la curiosité des Européens qui circulent au milieu d’eux, plus bas dans la ville, du côté du Saint-Sépulcre et sur la Voie douloureuse, des pèlerins chrétiens affirment, par des démarches semblables, leurs convictions différentes ; et l’on pense alors à ce fait dominant toute l’histoire de cette ville que, juive, musulmane ou chrétienne, Jérusalem est toujours restée la capitale du monothéisme.

Malgré cette unité foncière aujourd’hui plus que jamais la discorde règne, et nous touchons ici à ce qui provoque en Terre sainte l’attention de tous et l’affliction des croyants, au conflit des confessions chrétiennes, toujours ardentes à se disputer la première place sur ce sol de leurs communs souvenirs et difficilement maintenues par la sagesse des consuls en un équilibre des plus compliqués.

Les catholiques, les Arméniens, les Coptes, les Grecs, ont dans l’église du Saint-Sépulcre, comme à Bethléem, leurs chapelles particulières et leurs itinéraires obligatoires ; les Grecs, soutenus par l’argent qui afflue de Russie, sont les plus riches de tous, et surchargent de dorures, à la manière byzantine, le maître-autel de l’église, qui leur appartient ; souvent, du Calvaire au Saint-Sépulcre lui-même, une procession d’orthodoxes suit un pèlerinage catholique ; on cite, entre les croyants de divers rites, des altercations sanglantes dont les congrégations religieuses même ne se tiennent pas toujours à l’écart ; et la lutte, envenimée sans cesse, tournerait plus souvent aux coups si la police du Saint-Sépulcre n’était faite par des portiers turcs.

M. Lorin – Revue « À travers la monde » – 1895

Aujourd’hui encore, les relations entre communautés chrétiennes en Terre sainte ne sont pas toujours idylliques. Toutefois, la coexistence réputée difficile et tendue entre ces communautés s’améliore. Par exemple, un accord important a été récemment à Bethléem sur la restauration du toit de la basilique de la Nativité.

 
Lire l’article complet : Reportage de gazette

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