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Premiers pas pour Malou et Yves - Portraits - Le Télégramme, quotidien de la Bretagne Accédez au menu Accédez au contenu Recherchez sur tout le site Nos newsletters Brest Lannion Lorient Quimper Rennes Saint-Brieuc Saint-Malo Vannes Autres communes Menu Monde France Economie Bretagne Sports Loisirs Annonces En images Dataspot MerPolitiqueÉducationSpered Ar Vro Fermer le menu Mes communes Avis de décès Météo Jeux Newsletters À la une Monde France France Débat Faits Divers People Santé Économie Toute l'Économie Entreprise Agroalimentaire Bourse Emploi Formation 17h17 l'éco Bretagne Toute la Bretagne Mer Politique Éducation Spered Ar Vro Sports Tout le sport Football Tout le football Ligue 1 Ligue 2 En avant Guingamp Stade Brestois Stade Rennais FC Lorient FC Nantes Voile Handball Basket Tout le Basket Pro A Pro B LTB 29 Étendard de Brest UJAP Quimper Cyclisme Tout le Cyclisme Tour de France Autres sports Direct Classements sportifs Loisirs Tous les Loisirs Agenda TV Cinéma Musique Toute la Musique Prix du disque Multimédia Livres Recettes Toutes les Recettes La bonne adresse Recettes des lecteurs Histoire Voyage Jardin Mieux Vivre People Santé Annonces Toutes les Annonces Avis de décès Petites annonces Emploi Formation Immobilier Annonces légales Faits Divers En Images Dataspot Notre sélection Espace perso Mon compte Annoncer un événement Contact Déconnexion Espace perso Mon compte Annoncer un événement Contact Connexion Découvrez l'application Le Télégramme disponible sur iPhone et Androïd Découvrir JOURNAL DU JOUR Journal numérique du 4 mai Lire le journal Le Télégramme Abonnez-vous au Télégramme En ce moment Bretagne Portraits Compostelle. Premiers pas pour Malou et Yves 4 mai 2016 à 07h44 / Lucile Argaud / commentaires Les images de Lucile Argaud. Plus d'infos sur www.letelegramme.fr Ils iront peut-être un jour jusqu'à Saint-Jacques de Compostelle par ses chemins. Avant de se lancer dans ce grand périple, Malou et Yves Raoul, de Penvénan, ont décidé de vivre une première expérience sur la voie de l'Abbaye de Beauport. Lundi, ils partent de Quintin. « Nous sommes plus voyageurs que marcheurs, mais cela va peut-être changer », déclarent en choeur Malou et Yves Raoul, installés confortablement dans le canapé en cuir du salon. Lundi, ce couple de Penvénan va passer à une autre réalité : pendant dix jours, il va cheminer sur la voie de l'Abbaye de Beauport, de Quintin à Blain (juste avant Nantes). Une première expérience sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle dont ils espèrent donner une suite. Yves Raoul, âgé de 59 ans, se sentait prêt pour le grand périple jusqu'à Saint-Jacques, Malou, 58 ans, un peu moins. Qu'importe, ils vivront leur premier bout de chemin en Bretagne, en compagnie d'amis paimpolais. « C'est un couple plus expérimenté, nous allons apprendre à faire par mimétisme », expliquent-ils. De nombreuses lectures, des conférences, une découverte de la vieille ville de Saint-Jacques il y a dix ans ont nourri leur envie du chemin et leur imaginaire. « Un rituel de passage » pour Yves « Je vais être retraité de l'enseignement supérieur au 1e r juin, relate Yves Raoul. Je vis cette aventure comme un rituel de passage. Elle représente la liberté que l'on ne peut pas avoir quand on est salarié, un temps de réflexion sur la vie, une communion avec la nature. Il s'agit d'une démarche spirituelle, mais pas au sens religieux ». Les nombreux centres d'intérêt du couple vont se cristalliser, en quelque sorte, à travers ce « voyage initiatique ». Ce dernier a déjà rodé ses équipements, notamment les chaussures, car « le principal outil du marcheur ce sont ses pieds ». Il s'est déjà aventuré sur « le chemin », entre Beauport et Lanvollon, et a commencé à se mettre tout doucement dans la peau du pèlerin. « On a eu un contact très intime avec la nature. Les chemins sont très étroits. Ils sont inaccessibles aux voitures, aux motos et aux tracteurs. On entend juste le bruit de nos pas et les chiens qui aboient. » Déjà des découvertes Malou et Yves Raoul ont découvert un paysage tout autre et un patrimoine jacquaire insoupçonné (NDLR : la voie de l'Abbaye de Beauport est fréquentée par environ 60 pèlerins par an. Le chemin a été ouvert en juillet 2001.) « Faire 200 km sur dix jours, on ne connaît pas, tient à préciser Yves Raoul. Il paraît que ce sont les trois premiers jours qui sont difficiles. Il faut lancer la machine. » Les différentes étapes (de 15 à 26 km) ont été identifiées ; les hébergements sont déjà réservés. « Nous avons prévu des chambres d'hôtes et une nuit à l'abbaye de Timadeuc, souligne le couple. Les dortoirs à quinze avec les odeurs de pieds et les ronflements, ça nous attire pas trop. » « On a balisé au maximum, pour que cela nous pousse à aller jusqu'au bout », ajoute-t-il. « Je ne prendrai pas de rasoir » Les sacs à dos seront allégés au maximum : 8 kg pour monsieur et 6 kg pour madame. « J'ai fait le tour du sujet. Je ne prendrai pas de rasoir et je ne taillerai pas ma barbe, note-t-il avec humour. Il faut aller à l'essentiel. » Le couple a écouté tous les récits et engrangé les précieux conseils des pèlerins. Il s'est notamment rendu en début d'année à la permanence lannionnaise de l'Association des Amis de Saint-Jacques de Compostelle, fort « intéressante ». « Ce qui me séduit, c'est la rupture avec le train-train, confie Yves Raoul. Pour l'heure, tout est théorique. Tant que l'on ne l'a pas vécu, on ne peut pas savoir. » En complément Les Lannionnais Michel et Josiane repartent « Je m'étais dit que jamais je ne repartirais et puis cela a commencé à nous chatouiller l'année dernière, relate Josiane Thos. Elle et son époux, Michel, de Beg-Léguer à Lannion, ont décidé de rempiler. Le départ se fera le mardi 17 mai de la maison, « comme les pèlerins le faisaient autrefois ». Ils rejoindront tout d'abord Locquirec pour ensuite mettre le cap sur San Sebastian, en bifurquant à Dax. « C'est un bon lavage de tête » « On n'a plus que des bons souvenirs ! », justifie Josiane. « On est complètement déconnecté de la vie quotidienne. On se concentre sur l'essentiel. C'est un bon lavage de tête », complète Michel, d'un calme olympien. La grande aventure a démarré le 8 mai 2013 du Puy-en-Velay pour s'achever 70 jours plus tard à Saint-Jacques de Compostelle. « Ce n'est pas de la randonnée » Le couple, des jeunes sexagénaires, avait déjà l'expérience de la montagne. « Tous les étés, nous partions avec nos enfants faire de la montagne en itinérant dans les Alpes, les Pyrénées, les Dolomites, expose Josiane. On est allé sur les chemins de Compostelle pour de la randonnée, mais quand on est revenu, ce n'était pas ça. » Un « ça » indéfinissable, même si le couple ne manque pas d'anecdotes à raconter. Une paire de chaussures inversée Le temps épouvantable pendant trois semaines en France : « On ne trouvait plus de papier journal dans les gîtes pour absorber l'humidité dans les chaussures ». L'histoire de la paire de godasses inversée à Figeac qui s'est bien terminée : « La dame m'avait laissé du 41 et était partie avec mon 38. Maintenant, on attache, avec Michel, nos lacets de chaussures ensemble ». Ils ont surtout fait de belles rencontres, le soir autour d'un menu du pèlerin. Ils entretiennent toujours des relations d'amitié avec des Palois et des Québécois. « On part à l'aventure. On ne sait pas comment cela va se passer, résume le couple. Il faut apprendre à prendre son temps. » Bel éloge de la lenteur ! Un engouement croissant pour le « pèlerinage » La Lannionnaise Patricia Le Merrer en connaît un rayon sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle. Elle assure une permanence de l'Association bretonne des amis de Saint-Jacques de Compostelle, le deuxième samedi du mois, de 15 h à 17 h 30, au centre Savidan à Lannion. Anciens et futurs pèlerins s'y rencontrent. La bonne saison pour partir. « Il faut éviter l'Espagne en juillet et août à cause du monde et de la chaleur, explique Patricia Le Merrer. En Bretagne, les gens partent de mai à octobre. » Les raisons de cet engouement. « Les gens sont repartis sur les chemins de Saint-Jacques de Compostelle à partir des années 1950. Des événements médiatisés ont joué un rôle : la venue du Pape à Santiago en 1982 ; l'année sainte et l'inscription del Camino Francès au patrimoine mondial de l'Unesco en 1993. Le film " The way ", sorti en 2013, a eu un retentissement mondial. » En 2015, le bureau d'accueil des pèlerins à Saint-Jacques a recensé 262.459 pèlerins en provenance de tous les chemins d'Europe. Les pèlerins en Bretagne. Environ 300 pèlerins par an partent des chemins bretons (cinq voies). L'Association bretonne des amis de Saint-Jacques de Compostelle, qui couvre la Bretagne historique, compte aujourd'hui 1.500 adhérents dont 176 dans les Côtes-d'Armor. Une courbe en augmentation. « Certains ne viennent à l'association que pour acquérir la crédential. » À quel moment de la vie ? « Les personnes partent à tous les âges. Le bureau d'accueil des pèlerins à Saint-Jacques a fait un relevé en 2014. Les moins de 30 ans représentaient 28 %, les 30-60 ans, 56 % et les plus de 60 ans, 16 %. Notre public, à la permanence, tourne autour de 60 ans. » Les motivations. « C'est une question que l'on ne pose jamais à nos permanences. Cependant, il est dit que 10 à 20 % de personnes partent pour motivation religieuse et entre 70 et 80 % pour raison philosophique ou spirituelle. » Le déclic se produit souvent lors d'un changement de vie, d'un événement marquant. Pratique www.compostelle-bretagne.fr

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