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Compostelle, marcher en quête de soi, Les Echos Week-end Menu Newsletters Mon compte Ou connectez-vous avec Vous ne parvenez pas à vous identifier ? Consultez l'aide en ligne > Nouveau sur Les Echos.fr ? 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Ils partent de chez eux, du Puy, de Tours, d'Arles ou de Vézelay. Ils partent à pied, à cheval ou à vélo. Ils dorment à la dure, en gîte ou en hôtel. Peu importe... Chaque année, ils sont des centaines de milliers à se lancer sur les chemins de Saint-Jacques-de-Compostelle, troquant la cape et le bourdon de pèlerin du Moyen Âge pour un « total look » Quechua. Coquille Saint-Jacques accrochée au sac à dos, ils sillonnent, kilomètre après kilomètre, les sentiers balisés de la Via Podiensis ou du Camino Frances. Au fil des étapes, ils traversent les plateaux sauvages de l'Aubrac, les prairies verdoyantes du Gévaudan, les plaines désolées de Galice jusqu'à atteindre la cathédrale Saint-Jacques, à Compostelle, au nord-ouest de l'Espagne. En 2015, ils étaient 263 000 à faire tamponner leur Compostela (certificat du pèlerin) à Santiago, quand en 2005 le Bureau des pèlerins n'en comptait que 56 000. Au départ du Puy-en-Velay, ils sont quelque 25 000 chaque année à prendre la route. Deux fois plus qu'il y a dix ans. Longtemps tombé en désuétude, le chemin de Compostelle connait un incroyable renouveau depuis la fin des années 80. Livres, films, documentaires : nombreux sont ceux qui ont voulu décrire la révolution silencieuse à l'oeuvre pendant les 1 500 kilomètres qui mènent au tombeau de Saint Jacques. D'Alix de Saint-André à Paulo Coelho jusqu'au récit de Jean-Christophe Rufin, lmmortelle randonnée, vendu à plus de 400 000 exemplaires... Et sans parler des innombrables témoignages, blogs et forums en tous genres qui circulent sur internet. « Le chemin de Saint-Jacques est le seul qui suscite à ce point le besoin de témoigner », constate Jean-Paul Grimaud, directeur de l'office de tourisme du Puy-en-Velay. Pas de doute, « le chemin » interpelle et la plupart de ceux qui s'y sont aventurés une première fois n'ont souvent qu'une idée en tête : récidiver. Croyants, athées, randonneurs, en famille, seul ou à deux : chacun a ses raisons de tailler la route. Les motivations affichées sont de moins en moins religieuses (38%) ; souvent spirituelles (54%), et parfois sportives (8%). Mais si le pèlerin moderne ne part plus pour faire pénitence, sa démarche n'en demeure pas moins profondément introspective. Dépassement de soi, besoin de solitude ou au contraire de partage, défi personnel ou envie de faire le vide... « Le plus souvent, la décision de partir correspond à la fin d'un cycle personnel, à un point de rupture dans sa vie », précise Jean-Paul Grimaud. Fin d'études, changement de cap professionnel, séparation, décès... C'est sans doute cette quête d'intériorité qui distingue le chemin de Saint-Jacques des nombreux autres sentiers de randonnée. Et c'est sans doute son caractère non exclusivement religieux qui le sépare des autres pèlerinages. Un engouement qui ne se dément pas année après année. Une parenthèse enchantéeEn augmentation constante de 10% depuis dix ans, le chemin de Compostelle échappe à toute classification. Il séduit indistinctement retraités et étudiants cherchant à occuper leur temps que des cadres et chefs d'entreprise voulant s'en accorder un peu plus. Stéphane Treppoz, PDG de Sarenza, Sébastien Bazin, PDG d'AccorHotels, ou encore Christophe Beaux, le président de la Monnaie de Paris : tous y ont usé leurs semelles... Pour ces citadins hyperactifs et ultrasollicités, l'expérience du pèlerinage constitue une pause salutaire, voire « une parenthèse enchantée », selon les mots de Didier Le Ménestrel, président de La Financière de l'Échiquier. Alors, malgré la fatigue, l'effort, le poids du sac et le manque de confort, qu'est ce qui les pousse à marcher, parfois pendant huit semaines, jusqu'à 30 km par jour ? Que trouvent-ils au bout du chemin ? À 35 ans, Emmanuelle Tandonnet se définit elle-même comme l'archétype de la chef d'entreprise : « La totale avec enfants dans le privé, reconnaissance sociale et grosse voiture. » À la tête de Kreactiv, sa société de conseil en communication installée à Montauban, elle enchaîne les journées de dix-huit heures entre vie familiale, gestion des salariés et relations clients. En mars 2015, au bord d'un deuxième burn-out, une chute de cheval l'a clouée dans un fauteuil pendant six semaines. « Mon corps a lâché avant ma tête. Cet arrêt forcé m'a fait réfléchir. J'ai compris que je « m'auto-aliénais ». Au même moment, j'ai rencontré des personnes qui m'ont parlé du chemin. Du détachement, de la nature, de la qualité des rencontres. En résumé, ils me racontaient une vie à l'opposé de la mienne. Il fallait que je parte. » À sa quête spirituelle s'ajoute le dépassement physique, et c'est le genou à peine rétabli que la jeune femme part seule sur la route, en autonomie totale avec une tente et 16 kg sur le dos. « Je n'avais jamais fait cela, j'étais plutôt habituée aux hôtels cinq étoiles ! Mais j'avais besoin de me couper du monde. Quand on est chef d'entreprise on n'est jamais seul. » Un besoin si fort qu'elle pousse le bouchon jusqu'à prendre le chemin à contresens... « Du coup, je ne faisais que croiser les gens. J'ai dû affronter mes peurs. Marcher demande de la détermination. J'ai appris à dépasser l'effort physique, à m'écouter et à me respecter. » Ce besoin de solitude a été aussi la principale motivation de Loïc Barbe, consultant dans un cabinet parisien. Randonneur impénitent, quand il fait Saint-Jacques pour la première fois c'est avec l'intention se retrouver seul. Mais petit à petit, son voyage est devenu une affaire de groupe. « Au-delà de l'aspect culturel et sportif qui me motivait, je suis parti à un moment de ma vie où j'avais besoin d'un break et de faire le point. J'avais sous-estimé qu'il y aurait autant de rencontres. Paradoxalement, cela m'a enchanté. » À tel point qu'il repart dès l'année suivante pour terminer son parcours. Mais cette fois, ce n'était plus la solitude qu'il était venu chercher, mais au contraire « l'ambiance et les rencontres du chemin ». Car c'est bien là l'un des paradoxes de ce pèlerinage. Alors que la plupart des pèlerins partent en quête de solitude, les rencontres et la convivialité figurent en bonne place dans les témoignages. « Des rencontres affranchies du regard social », pour Emmanuelle Tandonnet, « des accueillants qui sont en permanence dans l'échange », pour Didier Le Menestrel. « On rencontre des tas de personnes différentes avec des histoires de vie étonnantes », s'enthousiasme Loïc Barbe. Ce mélange des genres et des profils, que l'on ne retrouve dans aucun autre chemin de randonnée, contribue à faire tomber les masques et à brouiller les repères. Conçu sur le cheminAu côté de Loïc, il y avait ainsi ce Norvégien qui, à 80 ans, refaisait le chemin pour la huitième fois. Une année, il y eut cette troupe de jeunes comédiens qui le soir, à chaque étape, se produisait sur les places des villages étapes. Au côté d'Emmanuelle, il y avait le bien nommé « hijo del camino » (le fils du chemin) », conçu et né sur le chemin dans les années 80 avant d'y revenir une fois adulte et d'y passer six années, vivant de petits boulots. « Avec mon sac à dos et mon short, je n'étais plus la jeune chef d'entreprise en vue dans ma région », raconte Emmanuelle Tandonnet. « C'est peut-être le seul endroit où on ne vous demande pas ce que vous faites dans la vie », s'étonne Didier Le Ménestrel. C'est un fait, sur le chemin, la question d'usage n'est pas de savoir ce que vous faites dans la vie mais plutôt :« D'où vous venez, où vous allez ? » Et, éventuellement plus loin dans l'intimité : « Comment vont vos pieds ? » Didier Le Ménestrel, lui, venait du Puy et comptait atteindre Figeac. L'histoire ne dit pas, justement, s'il avait mal aux pieds. Mais mal à l'âme, sûrement. La première fois qu'il fait Saint-Jacques, il part en solitaire pendant une semaine, en quête de dépouillement. « Avec la solitude, il fait vraiment partie des dimensions à découvrir. Seul, le ressenti est très fort. J'étais dans un état très particulier, presque exalté. Je marchais parfois 40 kilomètres. J'étais totalement porté. » L'année suivante, lorsque son entreprise fête ses 20 ans, le banquier parisien décide de s'accorder une pause, s'organise pour que la société tourne sans lui et part pendant un an pour effectuer un tour du monde, cette fois accompagné de son épouse. La première étape de son périple ? Le chemin de Compostelle jusqu'à Burgos. « J'étais fatigué de la routine. J'avais tout juste 50 ans, le sentiment que tout pouvait s'arrêter et je voulais me prouver que j'étais capable de faire autre chose que de l'argent, qui avait toujours été un moteur dans ma vie », explique le pèlerin. « Cette expérience m'a apporté des réponses. Cela a été une très grosse leçon. Le chemin a nourri mon rapport aux autres, à la possession. Il a réellement transformé ma vie. » Autre singularité de ces sentiers : même quand les motivations ne sont pas religieuses, elles ne sont pas dépourvues de spiritualité et les propos flirtent parfois avec l'ésotérisme. « Saint-Jacques est un chemin hautement énergétique, des milliers de personnes y sont passées, c'est plein d'énergies positives et on les sent », confie Emmanuelle Tandonnet tout en se s'inquiétant de savoir si ses propos ne semblent pas trop « perchés ». Didier le Ménestrel va encore plus loin. « Marcher sur les traces de », cela n'a rien d'anodin. Il se passe quelque chose de très fort. Quand je suis parti seul, la notion d'ange gardien était très présente. J'avais pourtant perdu mon père il y a longtemps, mais jamais je ne l'ai senti aussi présent. » Le sac, la maison du pélerinPlus étonnant encore, le rapport du pèlerin à son sac à dos ! À les entendre, le port du sac est une question quasi métaphysique. Dans Immortelle randonnée, Jean-Christophe Rufin traitait la question sous forme de parabole : « Si votre sac est trop lourd, c'est que vous avez peur. » Peur de manquer, peur d'avoir froid, peur d'avoir faim... Monsieur Marie, bénévole à l'association Les amis de Saint Jacques, à Paris, livre une explication encore plus sophistiquée. « Le sac est la colonne vertébrale et le cerveau du pèlerin. Il est très important de porter votre sac. S'il est trop lourd, c'est que votre tête est trop lourde. Il existe un lien entre votre esprit et votre sac. Donc, si vous ne le portez pas, ce lien est coupé. » Si cette analyse peut sembler obscure aux non initiés, celle de Loïc Barbe est plus accessible : « Le sac, c'est votre maison. Quand on est itinérant sur plusieurs semaines, on comprend mieux les priorités et on se rend compte qu'on peut se passer de beaucoup de choses. » Gestion des priorités, connaissance de soi, ressourcement, confiance, lâcher prise... Et si le chemin concrétisait, à sa façon, tous ces objectifs visés par les différentes techniques de développement personnel ? Depuis la PNL (Programmation neurolinguistique) à la TCC (Thérapie comportementale et cognitive), en passant par la sophrologie et la méditation... « Elles sont complémentaires », tranche Emmanuelle Tandonnet, qui par le passé en a pratiqué plusieurs. « Quand on est patron, on fonctionne surtout avec le mental. Avec la thérapie cognitive par exemple, on travaille sur la compréhension des liens rationnels entre les événements. À l'inverse, en pèlerinage, on est dans le ressenti et dans le lâcher-prise. » Bien que l'expérience ait été déterminante, cette hyperactive avoue toutefois ne pas avoir suivi la moitié des résolutions prises pendant son chemin, notamment en ce qui concerne la décélération du rythme de vie. « Maintenant au moins j'en ai conscience, mais je vais avoir besoin d'une piqûre de rappel ! » lance la jeune femme qui réfléchit déjà à son prochain départ. Mais alors, au-delà d'une parenthèse enchantée, que reste-t-il concrètement au fil des kilomètres et des ampoules aux pieds ? « Cette expérience a eu un réel impact sur ma vie professionnelle. En travaillant sur la confiance, par exemple, j'ai appris à être moins sur le dos de mes collaborateurs. Elle a changé mon mode de relation avec mes clients et même la nature de mes prestations. Avant, je m'occupais essentiellement de communication externe, aujourd'hui je m'intéresse davantage à améliorer les relations en interne au sein des entreprises. Et puis, j'ai appris à suivre à mes intuitions, aujourd'hui je me rends compte que ça marche à tous les coups. » Quant à Didier Le Ménestrel, son bilan tient tout simplement en une phrase : « Je conseillerais cette expérience à tous ceux qui veulent trouver les béquilles et les armes que l'on a en soi. » De quoi faire pâlir bon nombre de coachs et thérapeutes... « It's a long way... » En version confortLes chemins de Compostelle s'égrènent dans toute l'Europe avant de se rejoindre à Ostabat, au coeur du Pays Basque français. En France, il existe quatre chemins historiques (Tours, Vézelay, Arles, Le Puy-en-Velay), le plus utilisé étant le GR65 du Puy jusqu'à à Saint-Jean-Pied-de-Port. De l'avis de nombreux pèlerins, la partie française est la plus agréable car moins fréquentée et pas encore gâchée par le « business » qui règne côté espagnol. Pour parcourir à pied la totalité du chemin du Puy à Santiago, il faut compter entre six à huit semaines. Tous les chemins mènent à Compostelle. Pour ceux qui redoutent le port du sac et les nuits en dortoir, de nombreux voyagistes spécialistes de randonnée proposent des formules incluant le transport du sac d'étape en étape, la réservation des nuits en gîte ou en hôtel, de charme pour ceux qui le désirent. Via Compostela, spécialiste du chemin de Saint-Jacques, propose des formules par tronçon d'une semaine environ, accompagné ou en liberté, avec ou sans port du sac, nuit en gite ou en hôtel. À partir de 350 euros environ la semaine sans transport). L'arrivée de ces pèlerins de luxe, voire marcheur du dimanche, s'est faite au grand dam des pèlerins purs et durs, qui craignent que le pèlerinage n'y perde son âme. Mais comme le disent les pèlerins eux même : « Sur le chemin, on commence marcheur et on finit pèlerin. » www.via-compostela.com Brève histoire de Saint-JacquesLe pèlerinage de Compostelle est né au ixe siècle autour du culte de saint Jacques. Jacques le Majeur fut l'un des plus proches disciples de Jésus. A l'ascension du Christ, il part évangéliser l'Espagne. De retour à Jérusalem, il est décapité par le roi Hérode. La légende raconte que la dépouille de saint Jacques fut recueillie par ses compagnons et placée dans une barque avant d'échouer sur les côtes de Galice. Au ixe siècle, un ermite aperçoit une étoile au dessus d'un champ qui le guide vers le tombeau de saint Jacques. En pleine période de Reconquista espagnole, Alphonse II, roi des Asturies fait ériger un édifice autour du supposé tombeau sur le « champ de l'étoile » (Campus stellae), qui devient Compostelle. Le culte de saint Jacques se répand et Compostelle devient, au Moyen Âge, l'un des plus importants pèlerinages de la chrétienneté avec Rome et Jérusalem..Les pèlerins font le chemin jusqu'en Galice empruntant les chemins suivis par les marchands. La guerre de Cent Ans sonne le déclin du pèlerinage qui tombe peu à peu dans l'oubli. En 1982, le voyage du pape Jean-Paul II à Saint-Jacques attire de nouveau l'attention. Il y organise les JMJ (les Journées mondiales de la jeunesse) en 1989. L'Espagne et les institutions européennes investissent sur le balisage des chemins. En 1993, la partie espagnole du chemin est inscrite au patrimoine mondial de l'humanité par l'Unesco et, quelques années plus tard, c'est au tour de 72 monuments qui jalonnent les chemins de Saint-Jacques en France à être inscrits. Depuis, le succès ne se dément pas, attirant ces dernières années à Compostelle plus de 200 000 personnes de 172 nationalités différentes. Pour aller plus loin Miam Miam Dodo. C'est elle la véritable « bible » du pèlerin de Saint-Jacques. Tout ce que le pèlerin doit savoir pour manger et dormir du Puy-en-Velay à Santiago. Dans un rayon de 5 km autour du GR65, tout a été répertorié. Accueil religieux, gîtes, hôtels, cafés, et commerces. L'édition 2016 est disponible. Edition Vieux Crayon, 19 euros. Guide Vert Michelin. Le premier Guide Vert destiné au chemin de Saint-Jacques (partie française) vient de sortir. Il est organisé en 32 étapes, au départ du Puy-en-Velay jusqu'à Saint-Jean-Pied-de-Port. Une sélection d'adresses pour tous budgets, pour dormir, manger, sans oublier les sites à visiter, classés selon les traditionnelles étoiles Michelin. lls ont fait le chemin de Compostelle, 28 portraits de pèlerins par Mathilde Giard, Editions de la Martinière, sortie le 2 juin. 29,90 euros. 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