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Pays basque : une nuit avec les pèlerins - SudOuest.fr vendredi 19 août 2016 À la une Communes Sport Faits Divers Sud Ouest éco Annonces vendredi 19 août 2016 Connexion S'abonner à partir de 1EUR À la une Communes Sport Faits Divers Sud Ouest éco Annonces Exclusivité abonnés Votre édition du soir est disponible sur soir.sudouest.fr Pays basque : une nuit avec les pèlerins A la Une / Saint-Jean-Pied-de-Port  /  Publié le 19/08/2016 . Mis à jour à 08h58 par Cécile Bonté-Baratciart S'abonner à partir de 1EUR 0 commentaire Jose Luis de Vigo fait le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle © C. B. B. Article abonnés Roncevaux, première étape du chemin de Compostelle, l'escale mythique déroute plus d'un marcheur. « Sud Ouest » a passé une nuit dans un gîte Gracy foule les derniers pavés qui la séparent de l'auberge du monastère. La trentenaire, venue de Bangalore en Inde, serre fort sa credencial, sorte de passeport du pèlerin tamponné à chaque étape. La marcheuse de confession catholique y tient comme à la prunelle de ses yeux : « Dans mon pays, il est quasiment impossible d'obtenir un visa pour venir en Espagne. C'est le parcours du combattant pour faire le chemin de Saint-Jacques ! ». Publicité Gracy, venue d'Inde© Photo C. B. B. Venue en avion, puis en train jusqu'à Saint-Jean-Pied-de-Port, comme la majorité des pèlerins étrangers (90 % du total de marcheurs), Gracy découvre Roncevaux, première étape du chemin et lieu hautement symbolique. Selon la légende, c'est ici que Roland, conduisant l'armée de Charlemagne, aurait été pris dans un guet-apens par les Vascons. L'été, environ 250 pèlerins se lancent à l'assaut du col d'Ibañeta qui marque la frontière entre la vallée basque française et le Pays basque espagnol. Petite fatigue dans la prairie Après huit heures de marche pour atteindre Roncevaux, les randonneurs découvrent, parfois avec surprise, le monastère qui sert de gîte, et deux petits bars. Pas grand-chose de plus. Attablée à l'un des cafés, brûlée par le soleil et exténuée par la journée, Santina, jeune Italienne venue avec quatre amis, est interloquée : « Je trouve que cela revient cher. Il faut payer pour tout ! » Du reggaeton résonne dans le bar. Surprise. En terrasse, la majorité des clients n'est pas venue faire le chemin. Ils sont seulement de passage, pour siroter quelques bières au soleil. Conférant un look d'« aire d'autoroute du Camino » à Roncevaux. Sur le trottoir d'en face, José Luis, 69 ans, venu de Vigo en Espagne, se déleste de son sac, orné de la concha, l'emblème du pèlerin, prenant la forme d'un coquillage. C'est son troisième pèlerinage et il n'est pas là pour divaguer au bar. L'Espagnol se tient loin des auberges. Il préfère planter sa tente. Son rythme est impressionnant. Il s'arrête « quand (son) corps ne le porte plus », c'est-à-dire au bout de 50 km. « La première année, j'ai rencontré des Belges. Mère et fille. Nous avons marché ensemble mais j'allais tellement vite qu'elles prenaient parfois un taxi pour me rejoindre aux étapes suivantes », se souvient, amusé, le sportif qui prévoit une arrivée à Saint-Jacques-de-Compostelle d'ici 15 jours, tout au plus. 20 h 30. Il ne reste plus beaucoup de pèlerins le nez dehors. Ne pas s'attendre à une ambiance de grande tablée chaleureuse. Le gîte, installé dans les murs du monastère, a été repris il y a une vingtaine d'années par une communauté canoniale. Immense, très propre, le lieu paraîtrait presque aseptisé. L'accueil ressemble à une grande boutique où tout se monnaye, du ticket repas à la concha. Les murs sont recouverts de panneaux d'interdictions en tout genre. Une salle est même dédiée aux chaussures de marche. Comme dans une cave d'affinage, elles reposent bien alignées. Des distributeurs en japonais Ce soir-là, plus de 300 pèlerins. Les échanges humains s'avèrent compliqués. Un point clé toutefois : les distributeurs automatiques. Illuminés de mille feux pour attirer le pèlerin retardataire, assailli par la faim, ou les malheureux qui n'auraient pas pu s'octroyer le ticket de rationnement, ils sont alignés par rangées de cinq et sont parfois signalés en... japonais ! Rumen arrive de Bulgarie et est interloqué par l'endroit. « L'église de Bulgarie est orthodoxe donc je le fais plus pour le côté culturel, mais je ne m'attendais pas à ça », confie le jeune Bulgare, son sandwich triangle en main. Rumen de Bulgarie© Photo C. B. B. 22 heures. Fermeture des portes et extinction des feux dix minutes plus tard. « Si un pèlerin revient du bar à 23 heures, c'est niet », assène la gardienne de la porte. Dehors, Kim Jongchurl écrase sa cigarette pour ne pas se retrouver bloqué à l'extérieur. Venu de Corée, il parcourt le chemin pour la première fois aux côtés de son fils, Bumkyu. « Nous ne sommes pas si proches. C'est une manière de resserrer nos liens », confie le Coréen, un peu grisé par le vin servi d'office avec le repas type. Tous les pèlerins rejoignent leurs pénates : 100 lits superposés par étages, qui se font face par blocs de quatre. Un quart d'heure plus tard tout le monde dort. Seul le hoquet du pèlerin resté un peu trop près du bar résonne. Il faut être raide de fatigue pour ne pas se faire réveiller par les bruits de canalisations. À chaque fois que le pèlerin tire la chasse, on l'entend jusqu'à Pampelune. "J'ai versé une larme" 5 heures du matin. Les premiers marcheurs s'activent. Le papa coréen s'élance avec son fils avant la cohue de 6 heures du matin. Sur le parvis, Nicolas Erb, un Allemand qui a commencé son périple le 10 mai en marchant depuis Stuttgart (soit 1 400 km), plaisante à tout va. Il est là avant tout pour l'échange. « C'était très émouvant de passer la frontière hier. J'ai versé une larme. Pour moi, c'est déjà presque la fin du voyage », s'épanche le trentenaire. Nicolas Erb de Stuttgart© Photo C. B. B. À quelques mètres du monastère, un groupe de pèlerins cyclistes s'active. Les retardataires engloutissent un petit-déjeuner au bar. « Pourquoi on fait le chemin ? On a tellement pêché qu'il va falloir pédaler deux fois plus », plaisante Antonio, venu depuis Huesca, en Espagne, avec sa femme Mercedes. Italiens, Espagnols, Hollandais, Irlandais, ... Toutes les nationalités s'élancent sur la deuxième étape, espérant goûter à une ambiance plus propice aux rencontres une fois arrivés à l'auberge suivante. S'abonner à partir de 1EUR 0 commentaire Il vous reste 95% de l'article à lire Cet article est réservé aux abonnés Découvrez l'offre 100% numérique :Le journal + L'accès aux articles abonnés + l'Edition du soir + Le club abonnés Déjà abonné ? 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