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Saint-Jacques de Compostelle : chacun cherche sa voie - 12/02/2017 - ladepeche.fr dimanche 12 février, 10:06, Saint Félix Connexion Grand Sud France - Monde Faits divers Économie Sports Santé TV-People Loisirs Immo Services+ Avis Décès Mes Infos Grand Toulouse Haute-Garonne Ariège Aude Aveyron Gers Hautes-Pyrénées Lot Lot-et-Garonne Tarn Tarn-et-Garonne Actualités Tourisme Visites Les Incontournables Saint-Jacques de Compostelle Publié le 12/02/2017 à 08:49 Saint-Jacques de Compostelle : chacun cherche sa voie Saint-Jacques de Compostelle Dans le sac à dos du pèlerin : la pèlerine, le chapeau, les pansements, le crédencial à faire tamponner aux étapes, et dans le smartphone, l'appli du chemin (encore limitée à Midi-Pyrénées). Moins de 20000 marcheurs par an sur le chemin du Puy, et quelques milliers seulent sur les autres voies. C'est loin d'être la cohue sur les chemins français de Saint-Jacques de Compostelle, dont on fêtera en 2018 les 20 ans de l'inscription au patrimoine mondial. Amateurs de paysages, préparez sac et pèlerine. Siège de nombreuses légendes, les chemins de Saint-Jacques de Compostelle seraient envahis de hordes de marcheurs dès les premiers beaux jours. Rien n'est moins sûr... Difficile à quantifier, le flux de pèlerins est estimé au moyen de quelques compteurs plantés au bord du chemin. Ainsi, sur la voie du Puy-en-Velay, qui passe par l'Aubrac, Conques, Cahors, Moissac et Lectoure, voie majeure et la plus fréquentée, 15 281 marcheurs ont été flashés l'an dernier à Felzins, près de Figeac. Ce chiffre en augmentation de 2 % donne une moyenne de moins de 65 personnes par jour, entre mars et octobre. Moins d'un millier de personnes empruntent le confidentiel chemin « des piémonts », peu connu qui passe par Montpellier, Carcassonne, Saint-Lizier, Lourdes... «Cette voie, la moins fréquentée, est l'une des plus sportives», estime Sébastien Pénari à l'ACIR, l'agence de coopération interrégionale basée à Toulouse* où l'on peut acheter son crédencial (8 EUR), le carnet de pèlerinage à compléter sur le chemin et à chérir longtemps après. Si la voie est «sportive», c'est bon à savoir avant d'entreprendre le pèlerinage, cette rando au long cours qui peut durer plus de deux mois le long de plus de 1 500 km en direction de la Galice et le tombeau de saint Jacques, à raison de 25 km par jour hors entorses ! Inscrits depuis 1993 au patrimoine mondial de l'Unesco côté espagnol, les chemins l'ont été en 1998 côté français. En bientôt vingt ans, la progression se fait à pas comptés sur les cinq voies officielles. Le chemin d'Arles, qui passe par Montpellier, Saint-Guilhem-le-désert, Toulouse, Auch et Oloron Sainte-Marie voit passer moins de 3 000 pèlerins par an, une dizaine par jour ! Il présente pourtant une séduisante synthèse du pèlerinage, avec ses villes et ses paysages contrastés, de la Camargue au Lauragais... Pour l'ACIR, c'est assurément la voie à défendre ! Puristes ou touristes Le printemps approche, et avec lui la reprise d'activités pour les gîtes et chambres d'hôtes placés à proximité des chemins. Avec un budget quotidien approchant les 40 EUR, la montée en gamme est sensible. Pour les foyers aisés, des agences (La Balaguère, etc) proposent des forfaits à la semaine avec chambres de charme et portage des bagages. Aujourd'hui, les pèlerins qui font le chemin en une fois sont minoritaires, ce qui peut provoquer des frictions entre puristes et touristes. A l'ouest de notre région, deux autres voies sont aussi peu fréquentées, avec moins de 2 500 passages, celle partant de Tours, vers Poitiers, Bordeaux et les Landes, environ 2 000 passages, et l'historique voie de Vezelay, par Limoges, Périgueux et Mont-de-Marsan, qui offre une grande variété de paysages. La surprise attend les marcheurs de l'autre côté de la frontière, sur un «camino» bien plus large et fréquenté. Plus de 250 000 personnes d'une centaine de nationalités admireront à l'arrivée la cathédrale de Saint-Jacques. Mais tous ne sont pas venus à pied. Acir, 4 rue Clémence Isaure, tél.05 62 27 00 05. Le chiffre : 72 % de seniors> Côté français. D'après une étude menée dans le Lot sur le chemin du Puy en 2015, près des 3/4 des cheminants ont plus de 50 ans. C'est l'inverse côté espagnol, sur le Camino le long duquel se retrouvent des jeunes à la recherche d'une ambiance festive. «Le bonheur, c'est d'enlever ses chaussures le soir!» «Le chemin de Saint-Jacques, je l'ai fait il y a dix ans pour prendre une bouffée d'air pur et me sortir des soucis du quotidien, mais c'est au retour que j'ai connu les vraies raisons du départ», raconte Coline, quinqua Lot-et-Garonnaise qui revient parfois sur le chemin, en pensée du moins. «J'étais partie en mai pour avoir beau temps, ça a été pluie et brouillard en permanence, et dès le départ, au Puy, je me suis fêlée une côte en tombant et j'ai perdu mon bâton où j'avais accroché mon porte-bonheur ! Mais pour la première fois depuis longtemps, je me suis sentie vivante, connectée intensément à la vie et aux paysages. Marcher, respirer, regarder, tout est là, et se laver parce qu'on est sale, manger parce qu'on a faim, dormir parce qu'on est fatigué. Le bonheur du jour, c'est un champ de coquelicots, celui du soir c'est d'enlever les chaussures. Le plus dur, c'était d'enfiler le sac à dos avec ma côte. Il faisait 9 kg au départ, 5 à l'arrivée parce que je me débarrassais de l'inutile, parfois un peu trop vite : j'ai enlevé mes affaires d'hiver dans les Pyrénées, je ne savais pas que ça montait encore ! Mais il y a des miracles sur le chemin, j'ai trouvé pull et chaussettes dans un gîte, et on m'a offert des bâtons quand on m'a volé les miens. J'aime bien être seule, mais les rencontres étaient merveilleuses, sur le chemin, rien ne vous arrête et la moindre question amène des réponses profondes. Un jour de solitude, j'ai même rencontré un homme qui avait connu ma grand-mère.» Le pèlerinage de Coline a duré trois mois, elle attend la retraite pour faire un chemin côtier en Bretagne. «Je ne sais pas si je retournerai à Saint-Jacques, mais je vous conseille d'y aller!» A l'origine «Contrairement aux idées reçues, le XIIe siècle n'a pas connu l'apogée des pèlerinages et leur intensité n'a pas diminué avec la guerre de Cent Ans», prévient l'historienne Denise Péricard-Méa* «Aux XVIIe et XVIIIe siècles les chemins ont plutôt été encombrés de pauvres hères... Après une éclipse au XIXe siècle, c'est finalement la rencontre étrange entre, en Espagne, un catholicisme soutenant le régime franquiste et, en France, des idées de retour aux racines et de marche à pied issues de mai 68 qui fera naître au grand tourisme le pèlerinage moderne à la fin du XXe siècle...» *Auteur de la « Brève histoire du pèlerinage », éditions Fragile, 16EUR, tél.06 38 86 15 28. Pierre Mathieu Saint-Jacques de Compostelle Vous aimerez aussi Le GR 65 passe bien à Decazeville Sur les pas de Saint Jacques de Compostelle Prendre de la hauteur à Lauzerte Partager S'abonner Dès 1EUR/mois L'immobilier à Toulouse 426 000 EUR Entre Pont neuf et Carmes, au calme, bel appartement de 106 m², 5[...] 435 000 EUR TOULOUSE Proche de l'avenue de Muret -  Belle Villa cossue sur[...] 1 699 500 EUR Magnifique maison du début 19° siècle développent 360 m² sur une[...] Toutes les annonces immobilières de Toulouse Achat de maison Achat d'appartement Location maison Location appartement   Motif d'alerte Vous devez sélectionner le motif de votre alerte. Motif Choisissez le motif de votre alerte Diffamation/insultes Incitation à la haine raciale Atteinte à la vie privée Autres Description Charte de modération Donner votre avis ! 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