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Publié le 6 Août 17 à 8:04 Voir les commentaires Mathilde et Édouard Cortés, avec leurs 3 filles en route vers Rome. (©Thomas Goisque) « Je cherche l'or du temps » a écrit le poète de Saint-Cirq-Lapopie. Cette phrase d'André Breton, gravée sur sa tombe ne s'applique-t-elle pas à tous ceux qui se mettent en route, poussés par la soif d'un enrichissement intérieur ? Après son expérience d'orpailleur, Sergio Cozzi nous le confirme : « La liberté, conclut-il, n'est pas de trouver, mais de chercher. Le propre de l'homme est, durant toute sa vie, la quête du sens de son existence ». Dans un autre domaine, quête aussi de la famille Cortès en route vers Rome ou Jérusalem. Journaliste et écrivain, Édouard Cortés a mené plusieurs expéditions dont le parcours des hautes terres de la Galice, la traversée du Caucase toujours à pied, la découverte du patrimoine afghan, la marche jusqu'à Jérusalem avec Mathilde, son épouse, en 2007. En 2012, ils marchent vers la Ville Éternelle en famille avec leurs trois filles, une carriole et un âne. Sur les chemins vers la Terre Sainte (6 000 km), dans une démarche pèlerine, demandant le gîte et le couvert, les jeunes mariés font le pari que l'amour et la confiance leur feraient vaincre tous les obstacles. Ils forcent leurs limites pour atteindre leur but. Huit mois de rencontres, de solitude, de faim souvent, de peur parfois, constituent une extraordinaire et authentique aventure humaine et intérieure. Comme les pèlerins d'antan. Mathilde et Édouard Cortés, auteurs de « Bibliothèque du pèlerin », « Un chemin de promesses », « En chemin vers Rome » expriment au journal leurs ressentis.   Avez-vous eu conscience de revivre ce qu'ont connu les pèlerins du Moyen-Âge, à savoir atteindre le but coûte que coûte ? E. C. : Nous avons choisi d'aller à Jérusalem, la Ville Sainte car elle avait du sens à nos yeux. Et nous l'avons fait à la manière des pèlerins du Moyen-Âge qui allaient à Saint-Jacques, Rome ou Jérusalem ou comme les moines bouddhistes qui vont à Lhassa. Sans argent, cela implique qu'on s'est remis aussi à la Providence. C'est un acte de confiance.   Vous êtes partis dans une sorte de dénuement ? E. C. : Sans argent, avec deux petits sacs à dos, une seule tenue vestimentaire, pas de téléphone, pas de tente, pas de nourriture et un couteau pour deux. Nous avons choisi le dénuement pour faire tomber les masques et faire l'expérience de la Providence de Dieu. M. C. : Cette simplicité matérielle qu'exige la route est l'illustration d'une attitude que l'on peut prolonger au retour chez soi : la pauvreté de coeur. Elle n'est pas nécessairement liée à l'argent. La route nous apprend à nous contenter du nécessaire et à savoir nous passer du superflu.   Dans quelle démarche êtes-vous partis vers Jérusalem et Rome ? E. C. : Nous donc sommes partis tous les deux dans une démarche d'abandon, sans argent. C'est un moyen de sentir, par la main des autres, qu'on reçoit tout de la main du Père. Cette vision de la dépendance face au Créateur nous apprend à remercier. La question de saint Paul : « Qu'as-tu que tu n'aies reçu ? » a ainsi guidé notre pèlerinage mendiant. M. C. : Il ne faut pas s'arrêter au rapport marchand. En Italie par exemple, près de Padoue, des habitants nous ont invités à partager le petit-déjeuner. En nous quittant, ils nous ont dit : « Merci de nous donner l'occasion de donner ». Dans notre société, on donne peu gratuitement. Le voyageur de passage, ne pouvant pas nous rendre, invite à dépasser ce « donnant-donnant ». Et puis nous croyons en Dieu, tous les deux. C'est quelque chose d'important dans nos vies. Nous voulions que cette dimension spirituelle de notre personne ne soit pas mise à l'écart.   C'est cette dimension spirituelle que vous défendez dans votre dernier ouvrage, « L'esprit du chemin » ? M. C. : L'expression Esprit du chemin est née dans le renouveau de Compostelle, Rome, Jérusalem. Plus de dix mille kilomètres vécus en pèlerins. Nous remontions le temps en avançant nos pieds. Pas un jour de marche ne s'est déroulé sans que passent devant moi, les ombres de ceux qui passèrent avant nous. Par les siècles, des millions de pèlerins ont tissé de leurs pas une solide fraternité qui se prolonge aujourd'hui. Je les ai compris parce que je le vis. À côté des trois pèlerinages majeurs, il existe une multitude de pèlerinages qui font de l'homme ordinaire un pèlerin régulier comme le Mont-Saint-Michel ou le sanctuaire de Rocamadour.   Qu'est-ce qu'être pèlerin régulier en 2017 ? E. C. : Marcher aujourd'hui vers un sanctuaire, c'est refuser de vivre hors-sol. Quand la tempête survient dans une existence, il est bon d'imiter l'arbre qui, sous le vent, compte sur ses racines pour rester debout. Tout pèlerin tente ce que Christophe Colomb aurait voulu vivre : l'exploration d'un continent intérieur. Elle commence par soi puis s'élève, pour celui qui a la foi, vers Dieu. C'est alors une exploration sans fin.   Qu'est-ce qui vous a touché dans l'accueil au cours de ces pèlerinages ? E C : D'un point de vue physique, le sourire et l'ouverture des bras. En Bosnie, nous avons demandé à manger à un berger. Ne nous comprenant pas, il nous a conduits à la bergerie. Un homme se tenait sur le seuil de la porte, les bras ouverts comme s'il nous attendait.   Après bien des péripéties, vous avez atterri en 2014, avec votre jeune famille, près de Rocamadour. Pourquoi près d'un sanctuaire ? E. C. : Nous nous sentons très fortement appelés à la mission, à être des outils dans la main de Dieu. De bien pauvres outils, reconnaissons-le ! (sourires). D'où notre désir de nous adosser à un sanctuaire, un lieu qui rayonne. Cela participe aussi d'une quête de sobriété. Nous cherchons un moyen qui nous ressemble pour vivre la simplicité de l'Évangile. M. C. : Rocamadour, c'est notre nouveau camp de base ! Nous sommes, ici, sur un chemin de pèlerinage, sur l'une des voies qui mènent à Saint-Jacques-de-Compostelle. Nous voulons rester proches de la famille pèlerine.   Après ces milliers de kilomètres parcourus en pèlerins, que pouvez-vous dire aujourd'hui ce qui a changé votre vie ? E. C. : Si voyager permet de s'émerveiller, il peut arriver que la saleté du monde nous rende aveugles. Mais tout évolue, même notre vue. Je peux corriger ma vue sur la vie. Depuis que je chausse ces lunettes de l'espérance, je vois mieux le bien qui se cache sous le mal qui fait trop de bruit. J'aimerais que ce regard l'emporte. Dans la balance, le bien pèse plus lourd. Car il est toujours appuyé par l'amour.   ANDRÉ DÉCUP Rédaction Cahors / La Vie Quercynoise / Commentaires Insolite ?> La Vie Quercynoise Occitanie Dernières actus12:04Concert. Le choeur de Jean-Paul Poletti amène la Corse à Cahors10:04Jacques Rival, artiste peintre, expose au château de Lacapelle-Marival08:04Insolite. 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