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Surtout ne pas rater la Marche - Les Observateurs Dimanche, 18 mai 2014. Facebook RSS Feed + + - Rechercher sur le site Main menu Aller au contenu principal Aller au contenu secondaire Accueil Politique Société Economie Culture Médias Brèves UW Accueil - En prime - Surtout ne pas rater la Marche Surtout ne pas rater la Marche Christian Vanneste Président du RPF, député honoraire Partager sur Facebook Imprimer Comments count0 Article publié le 18.05.2014   La marche est un moyen de communication exceptionnel. Moins la marche sert à aller d'un endroit à un autre, plus elle permet d'envoyer des messages.  Cette évolution est un marqueur de civilisation. Mao, en bon marxiste, pensait que la violence était le moteur de l'histoire. Sa Longue Marche était d'abord une opération stratégique très réelle. C'est ensuite que la propagande a transformé une retraite coûteuse en vies humaines en glorieuse épopée conduite par le Grand Timonier. Au contraire, chez Gandhi, la marche est une des expressions de la non-violence, une des formes de « Satyagraha », de « fermeté dans la vérité », comme la grève de la faim. Dès 1913, il suscite, en Afrique du Sud, une marche des femmes contre l'obligation de se marier à l'européenne et en 1930, en Inde, il conduit la Marche du Sel, pour dénoncer les taxes qui privent les pauvres de l'accès à un bien naturel et vital. La marche est devenue un moyen pacifique de protester. Elle attire l'attention des médias. La répression, qui s'abat sur elle, rend sa revendication sympathique et en condamne les auteurs aux yeux de l'opinion publique. Ce n'est pas un hasard, si l'un des deux pays les plus peuplés du monde, celui de Mao, est une dictature et l'autre, celui de Gandhi, la plus grande démocratie. La lutte des classes avait chez nous ses manifestations. Elle a encore des défilés résiduels le 1er Mai. Mais avec l'apaisement qui sied aux vieilles sociétés démocratiques, la marche a gagné en spiritualité. La marche est morale plus que politique. Elle proclame l'indignation des marcheurs. Elle brandit des valeurs plus que des revendications. Le lien entre la marche et la quête spirituelle est inscrit dans notre tradition. Le renouveau des Chemins de Compostelle exprime le besoin de renouer avec elle. Le Chrétien, ou non, d'ailleurs, quitte la ville de la foule et des habitudes, pour aller vers un but, une ville dont le nom est associé à l'étoile. Tout y est : l'effort, la recherche, le ressourcement personnel, sont une manière de se libérer symboliquement d'une société où la spiritualité a de moins en moins de place. Sans doute, la renaissance de ce pèlerinage a-t-elle inspiré un certain nombre de marcheurs porteurs de messages. Toutefois, la multiplication de ces marches collectives à la Gandhi ou plus individuelles, leur succès médiatique en même temps que leur absence de résultat, font naître un doute sur l'authenticité qui les anime. La marche ne deviendrait-elle pas un « truc » publicitaire habile pour capter l'attention ? Ces chemins ne mèneraient-ils nulle part ? Le député Lassalle est bien sympathique. Mais après un grève de la faim, il a pris lui aussi la route, en France d'abord, puis en Europe. Un vrai petit Gandhi... Mais est-ce pour cela qu'il a été élu ? Cet homme généreux n'est-il pas avant tout un communicant exceptionnel ? Un communicant qui n'a d'autre message que lui-même ? L'image de Forrest Gump, dans le film de Robert Zemeckis, surgit : il se met à courir, traverse les Etats-Unis, suivi par une foule qui grossit sans cesse, puis un beau jour, il s'arrête. Il ne restera de sa course qu'une image publicitaire. Dans le fond, il n'avait rien à dire. Mais tous ceux qui le suivaient montraient simplement que leur vie routinière ne leur... disait plus rien. Après avoir beaucoup marché, et rencontré le Saint-Père, Jérome Kerviel arrive à la frontière italienne entouré par des représentants de l'Eglise et des membres de l'extrême-gauche française. Sa marche solitaire a été à la fois une ascèse pour se purifier des péchés de la finance et une protestation contre la justice de classe qu'il a subie. Mais, c'est aussi et surtout un excellent moyen d'attirer l'attention et la sympathie du public. La grâce présidentielle ne ferait pas de doute, s'il la demandait. En restant en Italie, en obligeant la Justice Française à lancer un mandat international, peut-être relancerait-il le débat sur les limites morales des techniques financières actuelles. Sans doute permettrait-il bien des postures dans le monde politique, mais il faudrait être naïf pour imaginer qu'il en sorte une remise en cause des pratiques financières. Après tout, des centaines de milliers de marcheurs n'ont pas modifié la volonté du gouvernement dès lors que celui-ci allait dans le sens du véritable pouvoir. Pour de nombreuses raisons, des marches « blanches » sont organisées. Cette couleur, qui n'en est pas une, est ambiguë. Symbole de pureté, mais aussi symptôme d'impuissance, elle devient en marchant protestation morale contre une société qui manque d'éthique. C'est, comme on le dit d'une balle, un acte politique « à blanc ». Pendant ce temps, « Welcome to New-York » rate les marches, ce qui n'a rien d'étonnant pour un film destiné aux voyeurs et dont le sujet a été trouvé dans le caniveau. Christian Vanneste, 18 mai 2014 Partager sur Facebook S'abonner au flux RSS Imprimer Et vous, qu'en pensez vous ? Poster un commentaire Annuler la réponse. Votre commentaire sera publié après validation. CAPTCHA Code* * Ces champs sont obligatoiresSeuls les commentaires signés par leurs auteurs sont admis, sauf exceptions demandées auprès des Observateurs.ch pour des raisons personnelles ou professionnelles.Entrez les deux mots ci-dessous (séparés par un espace). Si vous n'arrivez pas à lire les mots vous pouvez afficher une nouvelle image. A lire également La Loi ; de Frédéric Bastiat 18.05.2014 / Francis Richard Conchita ou le crépuscule des dieux 17.05.2014 / Danielle Borer L'Occident entre Don Quichotte et Sancho Panza 17.05.2014 / Jan Marejko Apprenez à vous battre au lieu de porter des jupes ! 17.05.2014 / Les paroles de la Marseillaise : « épouvantables, sanguinaires...? 17.05.2014 / Anne Lauwaert Publicité Sur le vif N'ayez pas peur !   Nous avons tous entendu le président de la Confédération dans son allocution, et l'on ne peut être que surpris par l'ampleur des moyens mis en oeuvre pour faire échouer une initiative pourtant évidente. L'initiative demande une chose simple, que les pédophiles condamnés ne puissent plus travailler avec des enfants, parce que ce n'est pas nécessaire pour les pédophiles et que ça ne l'est pas non plus pour les enfants. Cette chose si simple, ils disent qu'ils nous la donnent par leur nouvelle loi, car, dans le fond, ils sont du même avis que nous, ils pensent aussi que les pédophiles ne doivent pas se retrouver un jour avec des enfants. Si la loi et l'initiative vont dans le même sens, comment pourraient-elles s'opposer ? Ces deux textes fonctionnent très bien ensemble, la loi ajoute des interdictions de périmètre et l'initiative soulage les juges d'une décision parfois difficile à prendre en rendant les interdictions systématiques pour les pédophiles qu'ils décideront de condamner. Contrairement à ce qui a pu être dit, nous ne nous sommes jamais opposés à cette loi, mais, seule, elle ne suffira pas. Ils disent aussi que nous voudrions faire condamner les enfants de 16 ans qui auraient une histoire d'amour avec plus jeunes qu'eux. En 2013, nous avons expliqué que ce n'était pas l'intention de notre texte et nous nous sommes engagés, devant le Parlement, à ne pas demander cela après la votation. Mais ils continuent de faire comme si de rien n'était et nous accusent de vouloir embastiller les amours de jeunesse. De quoi ont-ils peur ? Nous ne le savons pas. Nous ne connaissons par leurs raisons et ne les comprenons pas. Depuis 13 ans que je me bats, aucun des textes de la Marche blanche présentés en votation populaire et acceptés par vous n'a fait condamner d'adolescents amoureux et parfaitement innocents. Notre cible, ce sont les pédophiles, pas les enfants. C'est pourquoi je m'engage aujourd'hui, devant vous, solennellement, et vous jure sur l'honneur que notre initiative n'aura pas les effets qu'ils prétendent et ne visera que de vrais pédophiles qui auront abusé d'enfants, d'enfants impubères, cela va de soi, sinon ce n'est plus de la pédophilie, ou de personnes dépendantes, handicapées mentales. C'est cela notre texte, c'est ça notre initiative. Nous ne sommes une menace ni pour l'Etat de droit ni pour la proportionnalité, mais, devant leur insistance à répéter qu'ils sont de notre avis tout en cherchant à empêcher notre initiative d'aboutir, quelque chose nous dit que nous avons raison de continuer. Nous vous demandons de nous aider, d'aider les enfants. Nous vous demandons de voter oui. Christine Bussat, Marche blanche Appel aux Dons Soutenez lesobservateurs.ch qui luttent contre la pensée unique et le conformisme idéologique. Après deux ans de gratuité et afin d'éviter le passage au payant, votre soutien devient indispensable. 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