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Les Saintes-Maries, l'un des principaux pèlerinages gitans | Dépêches Tsiganes Informations et documents : Gens du voyage, R(r)oms, Habitants de résidences mobiles ou éphémères Qui sommes nous ? 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Ce qui n'empêche pas nombre de ceux qui font leur beurre avec le folklore gitan de rejeter ceux dont ils vivent. A commencer par les vendeurs de « bijoux de Sainte-Sara » qui ne se privent pas de commentaires racistes sur les gitans et les prétendus dangers qu'ils représentent ! Le pèlerinage se déroule sur deux jours, mais il se prépare au moins une semaine avant et certaines familles du voyage avouent venir davantage pour des raisons culturelles, par « tradition », ou pour le plaisir de retrouver des parents que pour des raisons religieuses. Le 24 mai, en présence de l'Archevêque d'Aix et Arles, la messe solennelle du matin rassemble dans l'Eglise fortifiée et sur le parvis une foule dense de pèlerins sédentaires ou voyageurs. L'après-midi, les Saintes Châsses contenant selon la tradition les reliques des Saintes Marie-Salomé et Marie-Jacobé sont descendues dans l'église depuis la chapelle haute. Cette célébration est suivie de la procession à la mer. Les pèlerins suivent alors vers les flots la statue noire de Sainte Sara, portée par des gitans depuis la crypte où brûlent des milliers de cierges. Des milliers de personnes forment alors un cortège bigarré en souvenir de l'arrivée des Saintes sur une barque vers l'an 45, marquant l'évangélisation de la Provence. La journée du 25 suit le même schéma avec une messe le matin, une procession à la mer avec la barque des Saintes, portée par des membres de la Confrérie escortés par des Gardians à cheval, puis la célébration de la remontée des Châsses dans l'après-midi.  Là où le Rhône embrasse la Méditerranée, à 30km au sud d'Arles, personne ne sait où finit la terre et où commence la mer. Personne ne sait non plus très bien d'où vient Sara et quand ce pèlerinage est devenu un évènement gitan. La plupart des voyageurs et des gadgé pensent que ce pèlerinage a été gitan depuis des siècles et que la présence gitane est immémoriale. Les recherches historiques montrent que le pèlerinage est ancien, il daterait au moins du 15ème siècle, le roi René ayant fait rechercher les reliques supposées des Saintes-Maries en 1448 mais l'existence de pèlerins sur ce lieu pourrait remonter à la période de l'évangélisation de la Provence au 1er siècle de notre ère. Selon la légende, la première des Maries, mère de l'apôtre Jean, et la seconde, soeur de la Vierge auraient dérivé depuis la Palestine sur une barque jusqu'aux rives de la Camargue. Sara, dite la Khali ou la Noire ou encore l'Egyptienne, les aurait accueillies en Camargue et se serait mise à leur service. Le roi René obtient l'autorisation du pape d'élever les reliques à l'intérieur de l'Eglise. C'est également au 15ème siècle que des Tsiganes arrivent en Europe et singulièrement en France. Ils se présentent souvent comme des pèlerins pour obtenir des nobles le droit de séjourner sur leurs terres et de circuler d'un endroit à l'autre du monde chrétien. Ils fréquentent par exemple le Mont St Michel, Alise Sainte-Reine en Bourgogne ou encore Saint-Nicolas de Port en Lorraine et bien entendu Saint-Jacques de Compostelle en Espagne et Riace, en Calabre.  Mais si le pèlerinage des Saintes est ancien, aucun élément de recherche historique ne signale particulièrement la présence de gitans avant le 19ème siècle. « En dépit de légendes tenaces, cette manifestation ne remonte pas à la nuit des temps. Ce n'est qu'au milieu du 19ème siècle que la présence de Bohémiens est signalée avec précisions », écrit François Vaulx de Foletier dans Le Monde des Tsiganes. « En 1852, un journaliste de l'Illustration décrit cette population nomade, et un dessin de JB Laurens montre une Bohémienne hâlée qui dépose son enfant malade sur la châsse des saintes. Le félibre Frédéric Mistral raconte dans ses mémoires son pèlerinage de Camargue en mai 1855?. Et en 1888, Vincent Van Gogh, qui travaille dans la région d'Arles, peint en tout cas des roulottes aux Saintes-Maries de la Mer. Ce pèlerinage local languedocien et provençal ne serait devenu un évènement gitan qu'en 1935 lorsque le marquis d'origine toscane Folco de Baroncelli, qui a relancé certaines traditions locales et notamment l'ordre des gardians, obtient de l'achevêque d'Aix qu'il accepte les Tsiganes comme des pèlerins à part entière et organise la première procession de Sara à la mer. Ce pèlerinage gitan devient mondialement connu dans les années 1950 et 60 lorsque des célébrités s'y pressent et que des artistes gitans tels José Reyes, le grand aîné à la voix d'or des Gipsy Kings né dans le quartier de la Roquette à Arles ou Manitas de Plata y montrent tout leur talent. De nos jours, ce sont des milliers de caravanes de voyageurs, catholiques et protestants mêlés, qui convergent de la région et de toute l'Europe pour honorer Sainte-Sara pour le plus grand bonheur des milliers de touristes qui viennent assister à l'évènement en curieux. Des artistes gitans comme Negrita et son frère Boï ou encore des membres des Gipsy Kings y viennent couramment. Mais les Saintes-Maries de la mer sont liées aux gitans de bien d'autres manières. Ainsi à quelques kilomètres de l'église vénérée des gitans, devant un grand champ proche du village de Saliers, se trouve un mémorial que les touristes ignorent bien souvent en passant. A cet endroit balayé par le Mistral, se dressa de 1942 à 1944 un camp d'internement pour « nomades » dans lequel quelque 700 gitans et manouches furent entassés dans des cabanes de gardians « typiques » construites spécialement à des fins de propagande par le gouvernement de Vichy.  Certains internés ne survécurent pas au froid, aux maladies et au manque de nourriture. Le site, qui fit office de village sud-américain dans le Salaire de la peur de Clouzot (1951)  fut démantelé après le tournage. Ce n'est que dans les années 2000 que le travail du photographe Mathieu Pernot avec des survivants permit de sortir ce camp de l'oubli dans une région où l'idéologie d'extrême-droite continue à faire des ravages. Isabelle Ligner ? Tags: Saintes maries de la Mer Laisser un commentaire Annuler la réponse. Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. 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