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Mails, SMS, tweets, notifications et alertes en tout genre: gérer le flux d'informations généré par les technologies de la communication (TIC) peut se révéler un véritable casse-tête. En week-end, en vacance ou en déplacement, la permanence de la connexion, via les smartphones, ordinateurs portables et autres tablettes, peut avoir des effets pervers. Le burn-out du blogueur et écrivain Thierry Crouzet, en 2011, avait marqué les esprits. Après avoir subit une crise d'angoisse due à son addiction à internet, il avait pris la décision de se déconnecter pendant 6 mois. La déconnexion volontaire aux TIC (Devotic) n'est pas toujours aussi radicale, mais elle prend de l'ampleur, alors que la part de marché des smartphones est en augmentation exponentielle. Pendant quatre ans, cinq laboratoires se sont associés pour étudier ce phénomène. Les résultats de leur enquête mettent en évidence les risques psychosociaux que peuvent entraîner l'overdose de connexion, et les stratégies que les individus élaborent pour y faire face. "Se déconnecter est devenu impossible" Leurs enquêtes ont porté sur des catégories de la population particulièrement exposées aux TIC dans leur travail - les cadres et les enseignants-chercheurs - et sur les voyageurs - les pèlerins de Compostelle, notamment. Dans tous les cas, la notion de "déconnexion" est à nuancer selon eux. "Le terme de déconnexion est dépassé, c'est valable pour tout le monde, explique Johann Chaulet, chercheur au Laboratoire interdisciplinaire solidarités, sociétés, territoires (LISST) de l'Université Toulouse - Jean Jaurès. Se déconnecter est devenu impossible: on parle plutôt de modulation de la connexion, c'est-à-dire qu'il y a des moments où les gens se déconnectent, mais ils sont forcément courts, temporaires, voire exceptionnels". Les raisons de cette impossibilité sont multiples. D'abord, nous disposons de toujours plus d'appareils qui nous permettent d'être connecté en permanence. De plus, se déconnecter revient à se soustraire aux autres, ce qui n'est pas bien vu dans des milieux professionnels qui fonctionnent sur la collaboration. "Pour les chercheurs, le fait d'être joignable est requis et valorisé, mais ils souffrent d'une surcharge cognitive", explique Caroline Datchary, sociologue au LISST et auteur de La dispersion au travail (éd. Octarès). De même, les cadres sont les salariés les plus équipés en TIC par leurs employeurs, si bien qu'"une injonction tacite à la connexion pèse sur eux, explique la psychologue du travail Cindy Felio, docteure en Sciences de l'Information et de la Communication, et ATER à l'Université Bordeaux Montaigne. Le cadre est dévoué, cela fait partie de son identité, donc il se conforme à ces outils". Enfin, il y a une forme d'autocensure qui entoure la question de la déconnexion, du fait de l'absence de dialogue au sein des entreprises et dans le milieu de la recherche sur l'usage des TIC. "Une culpabilité est associée au fait de se déconnecter, car ce n'est pas discuté collectivement", affirme Caroline Datchary. Dans le milieu entrepreneurial, "la plainte est indicible, le risque existe donc que les gens souffrent seuls, sans pouvoir en parler, d'une surcharge due à un usage intensif des TIC, souligne Cindy Felio. Ils sont en demande de régulation sociale, de discussion à ce sujet". Rémy Oudghiri, chargé de la prospective du consommateur pour l'institut de sondages Ipsos, et auteur de Déconnectez-vous (Arléa, 2013), reconnaît de son côté que la déconnexion "est un voeux pieu: il est compliqué de se déconnecter, car les gens se sentent menacés dans leur emploi, du fait de la situation économique, c'est pourquoi ils se connectent pour ne rien rater, ne pas prendre du retard, etc". Connexion maîtrisée et tactique du cloisonnement Plutôt que de couper les ponts avec le monde en réseau, les aspirants déconnectés préfèrent donc faire des pauses ponctuelles, ou gérer avec parcimonie les sollicitations qui leur parviennent par le biais des TIC. Les chercheurs du projet Devotic distinguent ainsi deux stratégies idéales-typiques: la connexion maîtrisée, qui consiste à rester connecté en permanence, mais en filtrant les appels et les mails par exemple, et en profitant des libertés que cela implique (travail à distance par exemple); et la tactique du cloisonnement équipé, c'est-à-dire le paramétrage des TIC, qui permet par exemple de séparer adresses mail personnelles et professionnelles. Quand aux voyageurs, comme les pèlerin de Compostelle, ils transforment provisoirement leurs habitudes de connexion, selon Jocelyn Lachance, chercheur en socio-anthropologie à l'Université de Pau: "il s'agit le plus souvent de trouver le juste milieu entre le fait de se sentir responsable de rassurer ses proches, tout en évitant de subir des intrusions alors qu'ils cherchent à se couper du quotidien". Concrètement, ils se contentent d'envoyer des SMS en évitant l'engrenage d'une conversation, ou postent des photos, "manière de transmettre de l'information sans en recevoir". "Des événements vécus renforcent des pratiques de déconnexion" Ces dispositifs individuels permettent d'éviter les dégâts que peuvent causer l'intrusion excessive des TIC dans nos vies, qui ne sont pas négligeables: déconcentration au travail, burn-out, divorces... La porosité entre la vie professionnelle et personnelle a été renforcée par l'arrivée des TIC: "Nous pouvons passer d'un clic du privé au personnel, il y a un effacement des frontières", constate Rémy Oudghiri. Parfois, c'est en arrivant à ces extrémités que les individus se rendent compte des désagréments que peut entraîner l'hyper-connexion. "Souvent, des événements vécus renforcent des pratiques de déconnexion, explique Cyndi Felio. Des cadres ont vécu des épisodes de burn-out, d'arrêt maladie, de déconnexion forcée, qui les amènent à se poser des questions existentielles. La place des technologies est questionnée à ce moment-là. Elles participent à intensifier des problématiques de délai, de pression hiérarchique, de pression du marché ou des collègues". La mise en couple, ou l'arrivée d'enfants, peut aussi constituer un événement déclencheur: "Ils s'aperçoivent alors qu'il est légitime de se déconnecter, constate Caroline Datchary. A de multiples occasions, on peut s'apercevoir que l'on peut déconnecter, et qu'on y trouve du confort". Pour autant, il est très compliqué d'établir des règles interdisant par exemple de consulter ses mails de travail après 19h. Selon Cindy Felio, les cadres "sont majoritairement contre l'encadrement numérique au travail, car pour eux cela relève de la liberté de chacun. C'est une des limites des stratégies qui sont élaborées individuellement: l'organisation du travail ne pense pas les usages des TIC". "Il n'y a pas de recette pour la déconnexion, affirme Rémy Oudghiri. On ne peut l'imposer, car cela irait contre la liberté individuelle. La seule solution, c'est la prise de conscience, la sensibilisation au fait que nous devons faire des pauses. Dans les entreprises, les responsables doivent montrer l'exemple, arrêter d'envoyer des mails tard, etc". L'enquête Devotic a le mérite de soulever ce débat, et de mettre en évidence la tension permanente qui existe entre l'appétence pour le flux informationnel, et l'aspiration à se réserver des moments déconnectés. par Mathieu Dejean Suivre @MathieuDejean1 le 08 juin 2014 à 10h20 à la une fermer musique Les morceaux de la semaine de JD Beauvallet (114) musique On y était : Arcade Fire à Londres Style Grossomodo #33 et à l'instant dans actualite... Déconnexion volontaire: comment bien vivre les technologies de la communication? Pendant quatre ans, cinq laboratoires de recherche ont mené une enquête sur la déconnexion volontaire aux technologies de la ... L'idiotie peut-elle sauver l'interview politique ? Avec son personnage de journaliste faussement naïf, l'allemand Tilo Jung bouscule sur les codes de la discussion politique. 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