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À la découverte des magnifiques paysages des causses, classés par l'Unesco < > Voyage Connectez-vous Destinations Revenir Destinations Destinations Europe Afrique du Nord et Moyen Orient Afrique et Océan Indien Amérique Centrale et Caraïbes Amérique du Nord Amérique du Sud Asie Océanie Partenaires Mytravelchic La météo du monde Envies Revenir Envies Envies Plage Montagne Nature City break Culture Aventure/sportif Croisières En famille En amoureux Gourmand Bien être Partenaires Mytravelchic La météo du monde Palmarès Revenir Palmarès Palmarès Nos Tops 5 (hôtels, escapades) Guide des maisons d'hôtes Les meilleurs aéroports Partenaires Mytravelchic La météo du monde Météo Revenir Météo (France) Météo (France) Paris & Ile de France Provence Alpes Côte d'Azur Languedoc-Roussillon Midi-Pyrenees Corse Aquitaine Pays de la Loire Bretagne Basse-Normandie Haute-Normandie Nord Pas-de-Calais Lorraine Alsace Picardie Champagne-Ardenne Poitou-Charentes Limousin Auvergne Centre Bourgogne Rhone-Alpes Franche-Comté Guadeloupe Martinique La Réunion Guyane Monde Londres Berlin New-York Rome Madrid Moscou New-Dehli Rio de Janeiro Sydney Dakar + de voyage Diapos Tops 5 Le Figaro.tv Newsletter À la découverte des magnifiques paysages des causses, classés par l'Unesco Home VOYAGE Voyages Par Jean-Pierre Chanial Publié le 01/07/2014 à 18:08 «La reconnaissance de l'Unesco est une fierté. Elle ne fige pas le territoire mais en assure la pérennité et nous invite à innover», explique un éleveur sur le causse Méjean et maire de Hures-la-Parade, 250 âmes. Crédits photo : Bruno Calendini Randonnée équestre sur le Méjean. Crédits photo : Bruno Calendini Les gorges du Tarn, à proximité de La Malène. Crédits photo : Bruno Calendini Quatre départements veillent sur ce trésor partagé. L'Hérault, le Gard, l'Aveyron et la Lozère, unis pour protéger ce territoire inscrit par l'Unesco sur la liste du patrimoine de l'humanité dans la catégorie «Paysages culturels évolutifs vivants». Crédits photo : Bruno Calendini On y compte moins de 2 habitants au kilo­mètre carré. Crédits photo : Bruno Calendini Aujourd'hui, les valeurs ont changé, c'est la ville qu'on veut fuir. Espace, silence, nature, sincérité des autres, autant dire de soi-même. Crédits photo : Bruno Calendini Espace, silence et des chemins qui montent jusqu'au ciel. Crédits photo : Bruno CalendiniEN IMAGES - Sur ces terres du sud-est de la France, il y a de la Mongolie et du Colorado. Beaucoup d'espace aussi. Publicité Le Graal des voyageurs est peut-être ici. Une zone de 3000 km2 faite de plateaux infinis (entre 800 et 1 200 m d'altitude), de forêts en vagues émeraude, de champs de pierres semées au milieu des genêts et des fougères, de rivières à truitelles, de refuges centenaires pour brebis et paysans taiseux, de chemins qui vagabondent en faisant le bonheur des cavaliers et des marcheurs.Quatre départements veillent sur ce trésor partagé. L'Hérault, le Gard, l'Aveyron et la Lozère, unis pour protéger ce territoire inscrit par l'Unesco sur la liste du patrimoine de l'humanité dans la catégorie «Paysages culturels évolutifs vivants», au titre de «l'agropastoralisme méditerranéen». Tant de sophistication pour désigner une terre et sa population, on s'y perd. Alors d'abord, la situer sur la carte. Elle court entre Saint-Guilhem-le-Désert, au sud, magnifique étape des pèlerins de Saint-Jacques, et Bagnols-les-Bains, au pied du mont Lozère, plein nord. Et depuis Villefort, avec son sublime lac enchâssé dans un écrin de forêts (à l'est), jusqu'au Rozier, perle des gorges de la Jonte et royaume des vautours (à l'ouest). Drailles et lavognesEntre ces repères, mille constantes qui méritaient bien cette reconnaissance internationale: l'élevage extensif au sein d'exploitations (1411 actuellement) qui se partagent 156.000 ovins, 19.000 bovins et 6700 caprins ; des méthodes inchangées depuis que l'agropastoralisme est né, il y a 4500 ans, pour conduire les troupeaux le long des drailles (chemins de pâture), restaurer les lavognes (mares), pratiquer la transhumance, épierrer les champs afin d'élever des murets qui protégeront du vent, bâtir des fermes aux murs capables d'affronter tous les hivers. Ils ont, avec des févriers polaires et des juillets de plein cagnard, maintenu la production artisanale des tomes au parfum d'herbe fraîche et des confitures de baies rouges, tout comme celle du miel de mille fleurs et des jambons à nuls autres pareils. Sans oublier l'élevage de l'agneau pascal ou la capture de la truite sauvage. «Si le nombre de visiteurs ne va pas grimper d'un coup grâce à ce classement, au moins va-t-il mettre un terme aux projets d'exploitation de gaz de schiste, à l'installation d'éoliennes ou à la protection du loup, qui ravage à nouveau nos troupeaux», souligne un éleveur. Merci l'Unesco, malgré ses mots assez peu usités dans les bistros caussenards. «Il faut que les habitants s'approprient cette distinction, puis la valorisent eux-mêmes, préconise Jacques Blanc, président des maires de Lozère et à l'initiative de la demande d'inscription avec l'Aveyronnais Jean Puech, la reconnaissance de notre terroir est une fierté. Notre mission est maintenant de transmettre ces valeurs et ces merveilles à nos enfants.»Le baromètre des bergers On est ici sur des terres minérales. Plateau du Larzac, causse Méjean, causse de Sauveterre, mont Aigoual, gorges du Tarn, mont Lozère, parc national des Cévennes, l'impressionnant cirque de Navacelles et le belvédère de Blandas... Autant de joyaux pour amoureux de nature intacte, d'espaces sans mesure et de rendez-vous qu'on fixe au rythme de ses pas. Illustrations.Sur certaines des vieilles portes de Saint-Guilhem-le-Désert, fière bastide dominant les gorges de l'Hérault, fleurit la cardabelle, la fleur du chardon, ramassée là-haut, sur le plateau du Larzac. Sa première couronne de feuilles et d'épines s'ouvre et se ferme, selon le temps à venir, sec ou humide. Les Saute-Rocs, comme se nomment les 270 habitants du village, l'appellent «le baromètre des bergers». Leur abbaye, une merveille d'art roman (messe chaque dimanche à 11 heures), raconte une histoire commencée en 804. Elle se poursuit sous le signe de la coquille, Saint-Guilhem faisant l'étape sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Les pèlerins grimpent sur le Larzac voisin, semé de commanderies templières, érigées au XIIe siècle, lorsque les moines soldats quadrillaient le pays pour mieux l'administrer. Le hameau de La Cavalerie, bien entendu, fief de la fierté paysanne, mais aussi La Couvertoirade, en surplomb de l'A 75, un bourg laissé dans son jus de pierres et d'artisanat à l'ancienne: émaux, tissages, cuir, couteaux, etc. La muraille est épaisse, le village blotti autour de son église. On imagine les rudesses de l'hiver et la solidarité de la communauté autour de son abbé. Tout autour règnent les bergers. Maîtres du troupeau (ici, 4 000 moutons), savants des herbes sauvages et des étoiles, détenteurs des secrets du roquefort. Le fromage a reçu son AOC en 1925... Plus au nord, même paysage vert et ras, mêmes amas de roches qui bordent les drailles, mêmes fermes tapies au ras du vent, même vie pastorale inchangée - ou presque - depuis toujours. Dessiné entre Meyrueis, Le Rozier, Sainte-Énimie et Florac, le causse Méjean (un plateau calcaire de 33 000 ha à 950 mètres d'altitude) tient à la fois du Montana et de la Mongolie. Espace, silence et des chemins qui montent jusqu'au ciel. On y compte moins de 2 habitants au kilomètre carré, c'est dire. La route (D16, D986, D63...) file rectiligne sur des kilomètres, entre genêts, châtaigniers et chênes verts, cachettes à myrtilles, lande de bruyère et tapis de fleurettes multicolores. Les botanistes sont aux anges: gagée de Bohême (jaune), orpin blanc, rosiers sauvages, ophrys d'Aymonin (on dirait des orchidées), gentiane, nombril de Vénus... Un régal pour les yeux, une divine sauvagerie lorsque l'aigle royal plane en tournoyant et que le faucon crécelle déchire le ciel. La revanche des Caussenards C'est ici, à deux pas du hameau du Villaret qu'a été installé le cheval de Przewalski, une espèce mongole en voie de disparition. En 1993, quelque 37 têtes ont été installées sur un domaine de 400 hectares. L'opération est un succès: à l'âge adulte, ils rejoignent la Mongolie, survie assurée. Leur silhouette atypique, petite encolure et jambes courtes, enchante les visiteurs. D'autant que cette partie du causse cultive la tradition équestre: elle se taille chaque année (septembre) une réputation mondiale en organisant autour de Florac des courses d'endurance qui font référence.La Malène, 50 habitants l'hiver, des milliers de visiteurs chaque journée d'été. Et une dizaine de bateliers professionnels. Ils sont les anges autant que les gardiens d'une dizaine de kilomètres des gorges du Tarn, sa partie la plus resserrée. Vertige assuré. Les eaux jade pâle ou émeraude intense filent dans un étroit goulet bordé de falaises de 300 mètres et plus de hauteur. Dans l'eau claire, truites, goujons et chevennes jouent les indifférents. Côté ciel tournoient les vautours, dix couples installés ici il y a plus de vingt ans, 400 recensés aujourd'hui. Il y a quelques mois, c'est le gypaète barbu qui a rejoint ses cousins, le fauve, le moine et le percnoptère. La famille désormais au complet plane sur fond de falaises pâles. Ces images-là valent bien, vert contre ocre, celles rapportées l'an passé du Colorado.On multiplierait à l'infini les cartes postales, les émotions grandeur nature, les bonheurs d'un espace retrouvé, d'une solitude revendiquée: le marché de Florac installé chaque jeudi sur la petite place de la Mairie (les fromages et les confitures du cru, c'est ici!), les routes de vertige qui glissent sur les crêtes boisées du parc des Cévennes, les pelotes de moutons glissant entre deux pâtures, les fermiers à l'accent de rocaille qui racontent le pays en assurant gîte et couvert. «La reconnaissance de l'Unesco est une fierté. Elle ne fige pas le territoire mais en assure la pérennité et nous invite à innover. À maintenir nos métiers, à en découvrir de nouveaux comme l'hébergement paysan, à la création d'activités de découverte», explique André Barret, 49 ans, éleveur sur le causse Méjean et maire de Hures-la-Parade, 250 âmes. Étrange paradoxe. La reconnaissance de l'Unesco met en lumière une région qui fut, des décennies durant, la hantise des instituteurs, des postiers et des sous-préfets à l'heure des nominations. Ici, disait-on, il n'y avait rien, ni vie, ni envie, pas plus d'avenir que de plaisirs à la mode du temps. Après la Première Guerre mondiale, l'exode paysan vida la région. Aujourd'hui, les valeurs ont changé, c'est la ville qu'on veut fuir. Espace, silence, nature, sincérité des autres, autant dire de soi-même... Unesco ou pas, le terroir possède tous ces trésors. Précieux parce que devenus rares. C'est la revanche des Caussenards.

CARNET DE ROUTE Y aller - L'accès aux causses se fait par quatre portes d'entrée: Montpellier, Mende, Alès ou Millau. En avion, le plus simple est d'atterrir à Montpellier. Voir Air France (tél.: 36 54 et www.airfrance.fr). Puis, voiture de location. Pour le train, voir la SNCF. (Tél.: 36 35et www.sncf.com).Y loger - Pour l'hébergement en gîte ou à la ferme sur les causses, voir «Se renseigner». Château de la Caze à Sainte-Énimie (Lozère), passage obligé pour longer les gorges du Tarn. Superbe situation et cadre enchanteur. Autour de 220 EUR. Tél.: 04 66 48 51 01 et www.chateaudelacaze.com Château de Creissels à Millau (Aveyron), une bâtisse chargée d'histoire et une table justement réputée. Entre 80 et 120 EUR. Place du Prieur, route de Saint-Affrique. Tél.: 05 65 60 16 59et www.chateau-de-creisseils.com Naviguer - Les Bateliers de la Malène. 22 EUR par personne (huit par barque). Tél.: 04 66 48 51 10 et www.gorgesdutarn.com Se renseigner - Comité départementaldu tourisme de l'Aveyron. Tél.: 05 65 75 40 12 et www.tourisme-aveyron.com Comité départemental du tourisme du Gard. Tél.: 04 66 36 96 30 et www.tourismegard.com Agence de développement touristique de l'Hérault. Tél.: 0 825 34 00 34 et www.herault-tourisme.com Comité départemental du tourisme de la Lozère. Tél.: 04 66 65 60 00 et www.lozere-tourisme.com Partager Partager cet article X Recommander Envoyer par mail Envoyer par mail À la découverte des magnifiques paysages des causses, classés par l'Unesco EN IMAGES - Sur ces terres du sud-est de la France, il y a de la Mongolie et du Colorado. Beaucoup d'espace aussi. < Envoyer cet article par e-mail X Envoyer à : Séparez les adresses e-mail de vos contacts par des virgules. De la part de : À la découverte des magnifiques paysages des causses, classés par l'Unesco EN IMAGES - Sur ces terres du sud-est de la France, il y a de la Mongolie et du Colorado. Beaucoup d'espace aussi. J'accepte de recevoir la newsletter quotidienne du Figaro.fr Oui Non Imprimer Haut de page La rédaction vous conseille :Dix sites français classés au patrimoine mondial de l'Unesco  Jean-Pierre Chanial auteur 15 abonnés Journaliste Ses derniers articles À la découverte des magnifiques paysages des causses, classés par l'UnescoLa Californie, parfaite escapade d'étéLe Peninsula élève d'un cran le chic parisien Sur le même sujet EuropeFranceCaussesUnescoEn familleEn amoureuxA la uneMidi-Pyrénées Mettez-vous dans la peau d'un détective et pistez cet été !Dix sites français classés au patrimoine mondial de l'UnescoEurope : quels pays dominent les groupes du Parlement ?Cherbourg, terminus de la Solitaire Thématique : Europe Voyages + récents + commentés + partagés Mettez-vous dans la peau d'un détective et pistez cet été !Dix sites français classés au patrimoine mondial de l'UnescoCherbourg, terminus de la SolitaireL'hôtel de Toiras, demeure typique d'armateur de l'île de Ré Plus d'articles Voyages Services Partenaires  Réagir à cet article Publicité 0 commentaire Précédent Suivant Le vin du mois en exclusivité - prix direct propriété Découvrir L'actu en temps réel avec Le Figaro Suivre Jusqu'à 80% de réduction sur les spectacles Réserver Votre nouveau job parmi 10 000 offres d'emploi Rechercher Suivez l'évolution de vos conditions météo En savoir + La boutique en ligne du Figaro Découvrir Testez vos connaissances ! Des cadeaux à gagner Jouer Toutes les applications mobiles du Figaro Télécharger Apprenez une langue avec Babbel et le Figaro : simple et efficace! Démarrer Plan du siteCharteFAQContactAbonnementsServicesMentions légalesPublicitéSitemap