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Une femme en marche, depuis l’Isère jusqu’en Terre sainte

23 mai 2010 | Publié dans Marcheurs | 1 Commentaire
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Marie-Josée, après son arrivée à Rome, en chemin vers Jérusalem

Marie-Josée est partie au début du mois d’avril du village de Gillonnay, en Isère, pour se rendre à pied à Jérusalem. Même si certaines femmes en rêvent, rares sont celles qui osent s’engager en solitaire dans une telle aventure. Pour Marie-Josée, ce projet un peu fou s’est imposé comme une évidence : après plusieurs expériences le long du Camino Le Puy-Saint-Jacques / Via de la Plata / Lisbonne, Fatima Saint-Jacques, Fisterra, Muxia, la pèlerine a ressenti un profond désir de se rendre à Jérusalem. « Le pourquoi, confie-elle, je ne le sais pas encore, peut-être sera-ce plus clair au retour ? Â»

Au départ, Marie-Josée a suivi un chemin de Saint-Jacques qui rejoint la voie d’Arles, puis s’est dirigée vers Menton, avant de passer en Italie le long de la côte tyrrhénienne et de rejoindre les itinéraires principaux de la Via Francigena vers Rome, qu’elle a atteint le 17 mai. À partir de Rome, ses pas la conduiront dans les Pouilles, jusqu’à Bari ou Brindisi, où elle prendra alors prendre le ferry vers la Grèce. Au-delà, Marie-Josée traversera la Turquie, la Syrie et la Jordanie, avant d’atteindre Israël et Jérusalem, et de pousser, peut-être, jusqu’au Mont Sinaï…

Forte de son expérience sur d’autres chemins, la marcheuse sait qu’il serait vain de programmer toutes ses étapes sur un tel trajet, et elle laisse une large place à l’inspiration du moment  : « Je prévois mon itinéraire seulement dans les grandes lignes, je marche à l’instant présent et au ressenti des lieux qui se présenteront, un jour à la fois. Â»

Marie-Josée, à l’abbaye de la Trappe des  Dombes

Après presque deux mois de marche « sur cette terre vivante qui me révèle à moi-même pour me rencontrer et rencontrer les autres Â», Marie-Josée revient sur cette première partie d’une aventure qui est aussi intérieure : « Le parcours de Gillonnay à Arles fût un nettoyage de mon histoire par une prise de conscience progressive, jusqu’à ce que mon mental soit calme. Je me suis sentie en union avec la nature, les animaux, les minéraux, les végétaux et disponible pour les rencontres du chemin. Entre Arles et Menton, ce fut le moment des remises en question, un bilan, une quête de sens de la vie. Â» Des questionnements qui l’accompagneront au long des milliers de kilomètres qui l’attendent encore.

À ceux qui lui demandent : « pour une femme, n’est-ce pas trop dur ? physiquement, par exemple ? Â», Marie-Josée répond : « Respecter mon corps et entendre ses limites devient une danse harmonieuse du plaisir plutôt qu’une blessure. Â»

D’autres pèlerins cheminent aussi cette année vers Jérusalem, comme Patrick, Emmanuel, Henri, Françoise et Claude, et d’autres encore. Après avoir vu ce site, lu Pèlerin d’Orient ou Pèlerin d’Occident, plusieurs m’ont dit : « Votre expérience m’a montré que c’était possible, et cela a été servi de déclic pour me lancer moi-même dans ce voyage à pied vers Jérusalem Â». En se lançant à son tour dans cette aventure, et au-delà de son parcours personnel, Marie-Josée montre que pour une femme seule, ce n’est pas impossible. Suscitera-t-elle des émules ? En tout cas, bonne route !


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Une réponse à : “Une femme en marche, depuis l’Isère jusqu’en Terre sainte”

  1. Marie :

    Chapeau bas !
    Faire ce chemin, j’en rêve depuis longtemps.   D’autant plus qu’après avoir fait le Chemin de Compostelle je m’en sais capable physiquement (c’etait mon plus gros souci quand je suis partie, même si je n’en avais pas la perception consciente)  mais le Chemin de Jérusalem c’est une « vraie » expédition et ça me fait peur…
    Je suis d’autant plus admirative à l’egard de Marie-Josée
    Bon chemin Marie-Josée.

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