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Voir Rome en 10 jours : le programme touristique proposé par Stendhal – Premier jour

21 juin 2013 | Publié dans Histoires de pèlerins | Écrire un commentaire
 
Place Saint-Pierre à Rome

Place Saint-Pierre
Première journée du programme touristique proposé par l’auteur de La Chartreuse de Parme, Le Rouge et le Noir, mais aussi de Rome, Naples et Florence, des Chroniques italiennes et des Promenades dans Rome. Stendhal passa plusieurs années de sa vie en Italie. De 1800 à 1801, il participa à la campagne d’Italie en tant que sous–lieutenant au sein du 6e régiment de Dragons. À la chute du Premier Empire, en 1814, il partit à nouveau en Italie et s’installa à Milan d’où il fut expulsé en 1821 en raison de ses sympathies carbonaristes. Durant cette période, il écrivit notamment plusieurs Å“uvres autour de l’Italie dont Rome, Naples et Florence (1817). Après la Révolution de 1830 (les Trois Glorieuses), Stendhal fut nommé consul à Civitavecchia, près de Rome. En 1829, il avait publié les Promenades dans Rome. Dans l’appendice de cet ouvrage, l’auteur se fait ouvertement cicérone et propose un emploi du temps au visiteur :

Le programme de la première journée

« Saint–Pierre, le Vatican, le Colisée, le Panthéon, le palais de Monte–Cavallo, le Corso, les musées du Capitole et du Vatican, les galeries Borghèse et Doria, Saint–Paul–hors–les–Murs, la pyramide de Cestius, faire le tour des murs, errer dans Rome au hasard. – Si l’on veut obtenir une réponse, il faut demander les monuments et les rues par les noms italiens. Â»

Les Promenades dans Rome

Mélange d’érudition, d’impressions, de sentiments, de décomptes fastidieux, d’emportements, d’affirmations péremptoires sur le caractère des peuples et d’anecdotes sur les personnages célèbres ou la société romaine de son temps, les Promenades constituent non seulement un guide à l’exhaustivité irremplaçable, mais également un reflet passionnant de l’idéal et du beau en vigueur au temps du Grand Tour.

Stendhal y affiche un parti pris bien éloigné de celui des anonymes qui rédigent les Guides bleus, verts, rouges ou multicolores qui l’ont remplacé par une sécheresse toute démocratique sans pour autant renoncer à la dictature du beau officiel et de ce qu’il faut voir.

L’introduction de Stendhal à son programme de visite touristique en 10 jours

« Chaque jour, à Rome, nous avons cherché les monuments que nous nous sentions la curiosité de voir. Il est une autre façon de voir Rome, beaucoup plus régulière et surtout beaucoup plus commode : elle consiste à examiner tout ce qu’un quartier présente de curieux avant de passer à un autre.

Absolument parlant, on peut voir Rome en dix jours. Un de nos amis a vu Rome en quatre jours, et toute l’Italie, y compris Paestum et Venise, en trente–deux jours.

Lorsqu’on veut voir Rome en dix jours, on prend un antiquaire (un sequin par jour), on achète dans le Corso les deux ou trois meilleurs plans de Rome antique et moderne. On se fait indiquer, par le maître de l’hôtel de madama Giacinta, un bon valet de place, qui procure une calèche attelée d’excellents chevaux. Avec cet état–major, on peut voir physiquement Rome en quatre jours ; mais aura–t–on du plaisir ? conservera–t–on quelque souvenir distinct ? Il faudrait commencer et finir par les douze choses principales indiquées page 608 de cet ouvrage. Ce sont celles dont il importe de garder un souvenir. Â»

Rome

Premier jour

 
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