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Lever de soleil sur l’Indus à la hauteur d’Attock, où le Macédonien franchit le fleuve avec ses troupes

Où se situe la limite ? Jusqu’à quel point peut–on tenter de réaliser ses rêves ? Et s’il faut y renoncer, comment se prend alors la décision ? Quelle est ma part et quelle est la part des autres dans une décision importante qui oriente le cours de la vie ?

Ces questions, auxquelles j’ai été confronté lors de mes périples à pied au long cours vers Jérusalem et Rome, et que j’ai fait vivre dans les récits Pèlerin d’Orient et Pèlerin d’Occident, j’ai souhaité les aborder de manière plus large et sous une forme romanesque.

Un épisode de la vie d’Alexandre le Grand m’en a donné l’occasion :

Après huit ans de campagnes victorieuses qui lui ont permis de balayer la puissance perse et de se tailler un gigantesque empire depuis la Macédoine jusqu’à l’Afghanistan actuel, Alexandre le Grand, fasciné par l’Inde, veut conquérir ce pays réputé pour ses merveilles, et repousser les limites du monde connu jusqu’à l’Océan extérieur qui entoure la terre. Autour de lui cependant, la révolte gronde.

Depuis les confins montagneux de l’Ouzbékistan et de l’Afghanistan actuels où il emporte de vive force une citadelle qui abrite Roxane, « la Resplendissante », la conquête de l’Inde mûrira, se précisera et s’engagera durant dix–huit mois jusqu’à la dernière limite, le moment de vérité sur les rives du fleuve Hyphase où le conquérant invaincu affrontera la volonté de la multitude et les pressions de ses compagnons. Peut–il renoncer à ses rêves sans déchoir ?

Sur la toile de fond de l’épopée alexandrine, quatre hommes et deux femmes tissent leur destin mêlé d’histoire, de questionnements et de romanesque : à des titres divers le franchissement du fleuve cristallise pour chacun d’eux un moment crucial de l’existence. Pris dans le tourbillon de la conquête, des intérêts et des passions contradictoires, chacun devra trouver sa voie et tenter de décider pour soi–même et pour les autres.


Le manuscrit, achevé, est actuellement en attente d’édition.

Le roman
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Alexandre le Grand et l’Orient

L’aventure jusqu’aux extrémités du monde

L’aventure jusqu’aux extrémités du monde
Roman


Pour être averti
de la parution :


Alexandre le Grand, roi de Macédoine et probablement le plus grand conquérant de l’Antiquité, est né le 21 juillet -356 à Pella. Roi à vingt ans, Alexandre meurt à trente-trois ans (le 13 juin -323), après avoir conquis le Moyen Orient, l’Asie centrale et être allé jusqu’en Inde. Il a fait pénétrer dans ces pays lointains la civilisation grecque, dont les traces se voient encore de nos jours.

Chef charismatique et fougueux, remarquable organisateur, il met à profit la remarquable armée mise en place par son père Philippe II, et se fameuses phalanges, pour bousculer l’empire perse achéménide de Darius. Élève d’Aristote, c’est un roi dont la philosophie se traduit dans l’action. En moins de 15 années de conquêtes, il fonde près de soixante-dix cités, dont la majorité porte le nom d`Alexandrie.

Esprit original et novateur, il ne cherche pas à imposer la culture grecque aux peuples conquis, mais leur laisse une grande autonomie. Si les généraux d’Alexandre se déchirèrent à la mort du conquérant, il faut noter qu’aucun peuple conquis ne se révolta pour se venger d’Alexandre. Ce dernier, dans une vision à la fois idéaliste et illusoire, s’était efforcé de favoriser une fusion des cultures grecque et orientale. Durant plusieurs siècles, les différents royaumes et dynasties de la période hellénistique concrétisèrent cette rencontre profonde entre l’Orient et l’Occident, née dans le fracas des armes et qui donna naissance à une culture originale dont on retrouve encore aujourd’hui les traces de la Mer Égée aux contreforts de l’Himalaya.

Le visage d’Alexandre

Alexandre le Grand, dit 'Alexandre Guimet' - Vers 300 avant J.-C. - musée du Louvre

Nulle part il n’est question [chez les chroniqueurs d’Alexandre] d’yeux bleus ni de cheveux blonds : il faut attendre la version en latin du Roman d’Alexandre, au IVe siècle ap. J.-C., pour le voir affadi en un blond Ménélas qui aurait eu un œil bleu clair et un autre presque noir.

Contentons-nous des indications que Plutarque devait aux Mémoires d’Aristoxène de Tarente, disciple d’Aristote, et peut-être à l’Histoire du chambellan Charès de Mytilène : le visage d’Alexandre respirait la vivacité, la promptitude à répliquer et à s’enflammer, la dureté parfois. La copie de la peinture de Philoxène d’Érétrie que nous voyons au musée de Naples lui donne des cheveux et des favoris bruns, et des yeux profonds et sombres.. (1)

Vulnérabilités physiques d’Alexandre

Malgré l’entraînement, le dur régime de préparation militaire, Alexandre n’a jamais fait preuve d’un tempérament d’athlète véritable. Refusant de concourir aux Jeux olympiques, ne participant jamais aux compétitions qu’il organisait, ne sachant même pas nager, mais se baignant et se parfumant abondamment, il était plutôt tenace ou endurant que réellement sportif. Sa résistance physique avait des limites. Il s’était remis lentement de son hydrocution près de Tarse en 333, de sa dysenterie près de la ville de Cyrus en 329, de sa blessure chez les Mâlavas en 326 et encore plus mal, semble-t-il, de la mort d’Héphaestion en novembre 324.. (1)

Naissance dans une famille de meurtriers

Portrait de Philippe II de Macédoine : pièce en ivoire haute de 320mm, qui ornait le lit de bois dans la tombe de Philippe à Vergina
Philippe II de Macédoine

Philippe II, survivant au massacre de ses frères, avait évincé Amyntas, le jeune roi présomptif, son neveu, en 359 et il faut entendre Platon parler à la même époque de l’un des rois les plus fameux de la dynastie, Archélaos Ier (413-399) :

« II n’avait aucun titre au pouvoir qu’il exerce, étant né d’une esclave d’Alkétès, frère du roi Perdiccas... Il a commis tous les crimes. Pour commencer, il a fait venir cet Alkétès, son oncle et son maître, sous prétexte de lui rendre le pouvoir dont le roi l’avait dépouillé ; mais l’ayant reçu chez lui, il l’enivra ainsi que son fils Alexandre qui était son propre cousin et avait à peu près le même âge que lui et, les mettant tous deux dans une voiture, il les emmena de nuit, les égorgea et les fit disparaître... Peu de temps après, bien que son propre frère, le fils légitime de Perdiccas, un enfant d’environ sept ans, se trouvât l’héritier légal de la monarchie..., il le jeta dans un puits, le noya, puis alla dire à sa mère Cléopâtre qu’en poursuivant une oie il était tombé dans un puits et avait péri. Et voilà pourquoi, étant le plus criminel de la Macédoine, il est, bien sûr, le plus malheureux des Macédoniens ! » (Gorgias, 471 b-c).

Disons qu’Alexandre, né dans une famille de meurtriers, avait tout à craindre des nerfs de ses compétiteurs et de sa propre nervosité. On peut douter que la criminalité soit héréditaire. On ne peut douter de l’atmosphère meurtrière que l’on respirait dans les cours de Macédoine et d’Épire.. (1)

L’influence d’Olympias, mère d’Alexandre

Représentation d’Olympias sur une médaille du IIIe siècle avant Jésus-Christ, conservée au musée archéologique de Thessalonique
Olympias, mère d’Alexandre

Ce qu’[Olympias] a pu communiquer à son fils Alexandre, c’est son ambition, sa fierté, ses colères soudaines, sa crainte de la trahison et de la solitude, son désir de vengeance. Les narrateurs antiques, biographes, historiens, mémorialistes ou romanciers, tombent à peu près d’accord sur l’orgueil peu commun de cette femme qui finit par détruire toutes ses rivales et persuader son entourage, et même son fils, que, seul, le dieu de l’Olympe Zeus Pater l’avait rendue enceinte. Femme violente, impérieuse et imbue de sa haute naissance, mystique et assurément hystérique, elle a communiqué à son fils, c’est probable, au moins une part de sa fougue et de son impulsivité, la conviction en tout cas que rien n’était impossible au descendant d’Éaque, d’Achille et du roi des dieux.. (1)

(1) Paul Faure - Alexandre

Les conquêtes d’Alexandre le Grand

Les conquêtes d’ Alexandre le Grand



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