Massagètes, Chorasmiens et autres peuples aux confins de l’Empire
Les conquêtes d’Alexandre le Grand couvrent principalement l’étendue de l’empire achéménide. Il n’y a avait pas de frontière strictement définie, mais des marches d’empire : plus on s’éloignait du centre du pouvoir, et plus les peuples étaient autonomes ou « barbares ». Outre les Scythes, voici plusieurs de ces peuples des confins de l’empire :
Chorasmiens : une ambassade demande le secours d’Alexandre
Parmi les nombreuses personnalités qu’Alexandre reçut durant son séjour à Bactres se trouvait Pharasmane, le roi des Chorasmiens. Celui-ci était venu avec une escorte de quinze cents cavaliers pour rendre hommage à la sagesse du Grand Roi, mais aussi pour l’inviter à combattre les Scythes qui campaient à la lisière septentrionale de son royaume. Il assurait à Alexandre que cette expédition lui vaudrait la possession de toute la plaine qui s’étend entre la mer Caspienne et le Iaxarte. Mais Alexandre refusa d’entrer dans ses vues. Son esprit était tourné dans une autre direction : il se préparait à marcher à la conquête des Indes. (1)
Les Massagètes mangent les vieillards devenus trop faibles

Parmi les peuples scythiques de l’époque d’Hérodote, les Massagètes passaient non seulement pour tuer leurs vieillards, mais aussi pour les manger :
Ils ne fixent fias de limite à la durée de leur vie, mais lorsqu’un homme touche à l’extrême vieillesse, tous ses proches se rassemblent et l’immolent en même temps qu’un certain nombre de têtes de bétail, puis ils font cuire les chairs et en font un festin. C’est là pour eux la fin la plus heureuse qu’on puisse avoir. Ils ne mangent pas l’homme mort de maladie, mais ils le mettent en terre et jugent bien malheureux qu’il n’ait pas atteint l’âge d’être sacrifié » (Hérodote, 1,216).
L’endocannibalisme (pratiqué aussi par les Issédons, IV, 26) ajoute ici un agrément supplémentaire à « l’immolation » des vieillards, mais ce que dit Hérodote de l’absence de limite fixée à la vie rejoint ce qui a été exposé plus haut : il s’agit bien, non de l’âge, mais de l’état du vieillard. (2)
(1) Jacques Benoist-Méchin - Alexandre le Grand
(2) Iaroslav Lebedynsky - Les Scythes - la civilisation des steppes
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15 mai 2012, 17 h 27
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