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Lever de soleil sur l’Indus à la hauteur d’Attock, où le Macédonien franchit le fleuve avec ses troupes

Où se situe la limite ? Jusqu’à quel point peut–on tenter de réaliser ses rêves ? Et s’il faut y renoncer, comment se prend alors la décision ? Quelle est ma part et quelle est la part des autres dans une décision importante qui oriente le cours de la vie ?

Ces questions, auxquelles j’ai été confronté lors de mes périples à pied au long cours vers Jérusalem et Rome, et que j’ai fait vivre dans les récits Pèlerin d’Orient et Pèlerin d’Occident, j’ai souhaité les aborder de manière plus large et sous une forme romanesque.

Un épisode de la vie d’Alexandre le Grand m’en a donné l’occasion :

Après huit ans de campagnes victorieuses qui lui ont permis de balayer la puissance perse et de se tailler un gigantesque empire depuis la Macédoine jusqu’à l’Afghanistan actuel, Alexandre le Grand, fasciné par l’Inde, veut conquérir ce pays réputé pour ses merveilles, et repousser les limites du monde connu jusqu’à l’Océan extérieur qui entoure la terre. Autour de lui cependant, la révolte gronde.

Depuis les confins montagneux de l’Ouzbékistan et de l’Afghanistan actuels où il emporte de vive force une citadelle qui abrite Roxane, « la Resplendissante », la conquête de l’Inde mûrira, se précisera et s’engagera durant dix–huit mois jusqu’à la dernière limite, le moment de vérité sur les rives du fleuve Hyphase où le conquérant invaincu affrontera la volonté de la multitude et les pressions de ses compagnons. Peut–il renoncer à ses rêves sans déchoir ?

Sur la toile de fond de l’épopée alexandrine, quatre hommes et deux femmes tissent leur destin mêlé d’histoire, de questionnements et de romanesque : à des titres divers le franchissement du fleuve cristallise pour chacun d’eux un moment crucial de l’existence. Pris dans le tourbillon de la conquête, des intérêts et des passions contradictoires, chacun devra trouver sa voie et tenter de décider pour soi–même et pour les autres.


Le manuscrit, achevé, est actuellement en attente d’édition.

Le roman
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Sikandar, film indien de Sohrab Modi (1941)

Roman


Pour être averti
de la parution :


Alexandre ayant conquis la vallée de l’Indus, son épopée devait interpeller le « cinéma bollywoodien », le plus grand producteur de films au monde. Certains films s’inspirent de l’histoire d’Alexandre, tandis que d’autres narrent l’ascension de Chandragupta et de la dynastie des Mauryas qui contraignit les Macédoniens à se retirer du Pendjab.

Coproduit par l’Inde et l’Iran en 1940/1941, Sikabdar de Sohrab Modi est une superproduction de 146 mn en langue urdu, où Prithvi Raj Kapoor incarne Alexandre et l’actrice Vanamala son épouse Rukhsana (Roxane). Le réalisateur se réservant le rôle de Pôros, roi de Pendjab, tandis que Shakir incarnait le philosophe Aristote.

Décors extraordinaires reconstituant Persépolis, scènes de cour, batailles à cheval ou à dos d’éléphant, mais ces scènes de batailles très convaincantes et réalisées sans effets spéciaux sont des stock shots extraits de Scipion l’Africain de Carmine Gallone (1937).

Vraisemblance historique et fantaisies

Affiche du film 'Sikandar' de Sohrab Modi - 1941

Sikabdar est historiquement tout à fait précis, à part quelques éléments fantaisistes : les aventures secrètes de Roxane, la présence d’Aristote et quelques autres scènes étranges.

Dans cette version, Alexandre dédaigne les conseils de son vieux maître Aristote ; les armées macédoniennes envahissent le Pendjab, mais sont arrêtées aux portes de l’Inde par le roi Pôros. Craignant pour la vie de son mari, Roxane rejoint la cour de Porôs et lui arrache la promesse que le roi de Macédoine restera sain et sauf. Finalement, ils deviendront amis.

Un Alexandre arrogant et influençable

Le film dépeint Alexandre comme un roi arrogant dont le succès repose surtout sur le courage et la fidélité de ses troupes. Alexandre n’est pas une source d’inspiration pour ses hommes ; c’est plutôt le contraire : Alexandre prend exemple sur ses hommes. Ses opinions sont influencées par tout ce que lui disent Aristote, Roxane ou Pôros.

De tous les officiers macédoniens seulement Séleucos et Eumènes apparaissent comme des personnalités. Les véritables personnages du film sont Roxane, Pôros et Ambhi. Ce dernier, roi de Taxila, aussi appelé Omphis dans certaines sources antiques, qui veut collaborer avec l’oppresseur étranger, apparaît faible et prompt à la trahison. Pôros, l’Indien courageux qui ne se courbe devant aucune puissance étrangère, quelles qu’en soient les conséquences, apparaît sous un jour favorable.

Rôle politique et social du cinéma

En Inde, le film historique joue aussi un rôle politique et social. Une partie des spectateurs y cherche, tout comme dans le film mythologique, seulement l’occasion d’admirer le faste du décor et des costumes, mais d’autres y trouvent avant tout des appels aux sentiments patriotiques, le moyen d’évoquer un passé glorieux et des souverains héroïques.

Ainsi, le grand film historique Sikandar (Alexandre le Grand), de Sohrab Modi (1941), raconte la défaite du grand conquérant aux portes de l’Inde, en éveillant ainsi l’orgueil national du public. Un détail curieux : ce film fut projeté de nouveau au moment de la liquidation de la colonie portugaise de Goa en 196l.

Alexandre le Grand et l’émancipation indienne

Sikabdar a été tourné six ans avant l’émancipation de l’Inde de la tutelle britannique. Le parallèle entre le pouvoir d’Alexandre et le pouvoir britannique est manifeste. Le message du film est que les mots peuvent réaliser plus que la violence, ce qui est tout à fait dans la ligne du mouvement de résistance de Mahatma Gandhi.

Un défi à la censure britannique en Inde

Malgré l’action vigilante de la censure, le film parut durant l’année 1941, en pleine campagne de désobéissance civile. La scène où Alexandre (Prithviraj Kapoor), parvenu aux frontières de l’Inde, affronte les troupes de Porôs (Sohrab Modi), rallia de nombreux patriotes à la cause du nationalisme.

Approuvé par le comité de censure de Bombay, le film avait pourtant été interdit de programmation dans les cantonnements de l’armée. Mais sa popularité contraignit les autorités coloniales à autoriser sa diffusion sans imposer aucune restriction.

Le film

Prithviraj Kapoor dans le film ‘Iskandar’ de Sohrab Modi

R&alisateur :

Sohrab Modi

Durée :

146 mn

Pays :

Inde

Langue :

urdu

Couleur :

noir & blanc

Producteur :

Minerva Movietone

Alexandre :

Prithviraj Kapoor

Porôs :

Sohrab Modi

Roxane :

Vanamala

Aristote :

Shakir


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