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Le roman
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Instructions de l'armateur Bordes

Avis aux navigateurs du XXIème siècle : les instructions ci-dessous ont un caractère historique et doivent être considérées avec précaution avant tout usage pratique, même s’il est possible que les caractéristiques naturelles dans cette région du monde n’aient que peu varié au cours des derniers siècles.

Compas de marine

On doit chercher a passer à 60 milles du cap des Vierges, de façon à atterrir en longitude sur le détroit de Le Maire, dont l’entrée est aisée à reconnaître. Elle s’ouvre entre les pics déchiquetés de l’île des États et les montagnes mamelonnées la Cloche et les Trois-Frères de la Terre de Feu, au sud de laquelle est le Cap Horn.

Là, trois solutions s’offrent. Chacune ne doit être adoptée qu’après mûre réflexion et après avoir pesé les avantages qu’elle offre sur les autres. Il y a lieu de se décider en effet et suivant le vent régnant, s’il y a avantage à passer par le détroit de Le Maire, à faire le tour des États ou à s’abriter sous le vent de l’île, en attendant une occasion favorable pour doubler la terrible pointe.

Dans le cas où il faudrait louvoyer pour atteindre le méridien du cap, il ne faut pas prolonger la bordée tribord amures trop au Sud, mais profiter de toutes les occasions pour remonter au Nord, car il n’y a pas de danger dans la baie formée par le Cap Horn et la pointe S.-E. des États. La mer y est moins grosse qu’au Sud et les vents toujours plus Nord.

Le méridien du cap atteint ou doublé, il faut au contraire se défier de la côte ouest de la Terre de Feu et gagner dans l’Ouest coûte que coûte, pouce par pouce s’il le faut. Cette terre courant S.-E. N.-O., les vents dominants et la grosse mer portent en côte et le courant du cap porte de 15 à 25 milles par jour dans l’Est. Il serait donc dangereux de s’y laisser affaler avec des vents d’Ouest. Il est au contraire nécessaire de se maintenir au large en bonne position pour prendre les bordées les plus avantageuses, sans être gêné par le voisinage de la terre.

En conséquence, à moins de très beau temps, il ne faut pas se tenir dans le Nord de Diego-Ramirez avant d’être à l’Ouest du méridien de 75° Ouest, sans cesser de faire de l’Ouest à toute occasion. On ne doit en principe faire de Nord qu’après avoir dépassé le méridien de 82° Ouest et jamais quand il faudrait faire un peu d’Est avec. On est assez élevé dans l’Ouest quand on peut prolonger une bordée bâbord amures avec des vents de N.-O.

Quand on a atteint le méridien de 85° Ouest, on est en bonne position pour atteindre Valparaiso et tous les ports de la côte du Chili.

cité par Henri Lacroix dans les derniers cap-horniers françaisHaut de page

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